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Escroquerie et usage de faux BOUBACAR RISQUE 1 AN FERME

Boubacar Asil Sané, homme à tout faire, a comparu, hier, devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Poursuivi pour les délits d’escroquerie, de faux et usage de faux sur des documents administratifs, Sané dit avoir accompli ses actes, sous la directive du plaignant Diamal Achem. Ce dernier lui a montré comment substituer les noms sur les pièces. Il risque deux ans dont un ferme.
Si le tribunal suit le réquisitoire du procureur ce 8 février, Boubacar écopera la peine de deux ans dont un ferme. Poursuivi pour les délits d’escroquerie sur une somme de 4 200 000 de FCFA et d’usage de faux en documents administratifs, Boubacar a nié le premier délit. Aussi, reconnaissant le second, attestera-t-il, tout de même, avoir agi sous les ordres du plaignant. Pour ce dernier, la partie civile qui se trouve, par ailleurs, être son employeur, était présente au moment des faits. « Monsieur Achem était présent et m’a même montré comment faire », déclare le prévenu à la barre. Boubacar, technicien polyvalent, a connu la fille de la propriétaire Aminata Thiam, lors de ses séjours à Abidjan. Cette dernière lui avait confié la maison qu’elle a héritée de sa mère, afin qu’il en assure la garde. Une maison qu’il va louer à Achem, commerçant et président d’une société immobilière. Ces recherches l’ont mené à un courtier qui le mettra en rapport avec le mis en cause. La maison à louer, sise à la rue Emile Zola, se payait, mensuellement, à 500 000 FCFA. Un contrat de huit mois fut signé mais, en incluant une clause de quelques mois, sans payement. « Je devais effectuer des réparations, parce que la maison était complètement délabrée », raconte Achem qui a démoli la maison et investi plus de 40 millions pour la réhabilitation, si l’on se fie à ses déclarations à la barre. Tout allait bien jusqu’au jour où Sané a voulu vendre la maison, à son locataire à 100 millions. Au début de leur collaboration, il se faisait passer pour le fils de la propriétaire, mourante. Une situation qui lui autorisait à détenir de l’argent pour les besoins de ses soins. Une avance sera versée et quand le plaignant en aura marre des escroqueries, il saisira son avocat qui demandera les documents nécessaires. C’est ainsi que le faux sera dévoilé, vu la différence de prénoms sur le bail de la maison, établi au Sénégal et non Abidjan, comme en avait attesté le prévenu. Même la carte d’identité de Sané présentera des irrégularités, par rapport à ce qui était déclaré. Le certificat serait acheté à «Keur Sérigne bi», moyennant 10 000francs, selon le prévenu qui risque deux ans dont un ferme et une amende de 50 000 000, en guise de dommage et intérêt, si, dans son délibéré, le tribunal suit le parquet.

FANTA DIALLO (stagiaire)


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