29 juillet, 2014
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ESCROQUERIE : PLACE SOUS MANDAT DE DEPOT MALGRE LA MEDIATION PENALE L’ex-député libéral, Omar Sy, risque 1 an de prison ferme

ESCROQUERIE : PLACE SOUS MANDAT DE DEPOT MALGRE LA MEDIATION PENALE L’ex-député libéral, Omar Sy, risque 1 an de prison ferme

Le Tribunal des flagrants délits de Dakar a jugé, hier lundi, l’ex-député libéral, Omar Sy, qui risque 1 an de prison ferme.

Frappé par la malédiction du foncier, l’ancien député libéral de 57 ans a comparu, hier lundi, à la barre du Tribunal des flagrants délits de Dakar pour l’infraction d’escroquerie qui lui vaut d’être, depuis jeudi dernier, pensionnaire de la Maison d’arrêt de Rebeuss (Mar). Après 4 jours passés en détention, Omar Sy qui risque 1 an de prison a sorti tous les arguments de défense pour se blanchir des accusations qui l’accablent. Accusé d’escroquerie portant sur 67 millions de francs Cfa, l’ex-adjoint au maire de Mbour qui a versé un acompte de 31 millions francs Cfa avant d’être placé sous mandat de dépôt a précisé n’avoir jamais usé de manœuvres frauduleuses, de faux noms ou de fausse qualité pour se faire remettre des sommes d’argent. Ecartant l’escroquerie qui lui est reproché il a expliqué pourquoi Ndèye Gamou Mbaye, Omar Mbaye, Bamba Diène et Cheikh Lô (ce dernier représentant sa sœur Mame Sokhna Lô) n’ont pu prendre possession de leurs parcelles. Promoteur immobilier qui est entré à la Sicap en 1976 pour y sortir 12 ans après avec l’ambition de monter sa propre affaire qu’il appellera Entreprise Générale de Bâtiment Omar Sy (Egebos), Omar Sy a expliqué que ce retard est dû à un blocage du processus causé par des imprévus dont sa maladie de 2012. Evacué en France, puis aux Etats-Unis, des clients croyant qu’il allait «passer de vie à trépas» ont, selon un de ses avocats, Me Ndiaga Sy, porté plainte. Hier, les plaignants qui ont encaissé une partie de leur argent se sont désistés. Seul à comparaître, Cheikh Lô, via son avocat, a noté l’existence d’un arrangement entre lui et le promoteur. Les avocats des autres parties ont aussi noté le désistement de leurs clients qui étaient déjà en médiation pénale avec le mis en cause.

Liberté provisoire accordée à Omar Sy

Le prévenu ne comprend toujours pas pourquoi il a été envoyé en prison. Alors qu’il avait entamé des négociations avec certains de ses clients. «Une médiation pénale avait commencé, on était d’accord sur les points et le commandant de la gendarmerie de la Section de Recherches a demandé d’aller voir le procureur pour la médiation pénale. Mais à ma grande surprise, une fois au tribunal, on m’a transféré à la cave», renseigne-t-il. Lors des débats, il a expliqué que les terrains, objet de sa détention, sont situés au Cices et à Sacré-Cœur Pyrotechnie, précisément à la Cité Keur Gorgui. Pour son programme «Ouest Foire», il a soutenu avoir acheté des titres fonciers mutés en son nom à des familles sénégalaises et à la Sicap. Ainsi, à madame le procureur Coura Mbissane qui l’accuse d’avoir vendu des parcelles qui ne lui appartiennent pas, le promoteur, très à l’aise dans son domaine, il répond : «J’ai signé un protocole d’accord avec la Sicap avant de vendre. J’ai tout payé et la Sicap m’a dit qu’elle n’osait pas vendre ces terrains qui m’appartiennent. Depuis 25 ans, je suis dans le foncier, j’ai logé plus de mille familles sénégalaises. Et c’est la première fois que je suis attrait à la barre.» Arrachant la paternité des terrains que veut lui prendre la parquetière, il l’écoute, sereinement, requérir 1 an de prison à son encontre. Vu que les autres se sont désistés, Me El Hadj Amadou Ndiaye a fait savoir que concernant le cas Cheikh Lô : «Il a souscrit deux terrains, l’un lui a été remis et pour l’autre, la Sicap lui a donné une attestation avec réservation en attendant que Omar Sy remplisse certaines formalités.» Se demandant où se trouve l’escroquerie dans cette affaire, il a vu Me Ndiaga Sy prendre le même tremplin. Au procureur, il répond : «L’acte de vente de la Sicap avec le logo a attesté Mame Sokhna Lô, mais on nous dit que cet acte n’a aucune valeur…» Me El Hadj Diouf demandera la relaxe pure et simple, il n’y a point d’escroquerie, martèle-il. Le délibéré fixé au lundi 02 septembre 2013, le tribunal a accordé la demande de liberté provisoire formulée par la défense. Me Diouf qui veut tout ou rien dira au tribunal : «Si le parquet s’oppose…on retire notre demande.» Le parquet s’abstient et «se rapporte à la décision du tribunal».

L’Observateur