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ESCROQUERIE PORTANT SUR PLUS DE 22 MILLIONS : Un espagnol attrait à la barre

D’origine espagnole, Castros a été attrait, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, pour escroquerie portant sur plus de 22 millions FCFA. Cependant le mis en cause a sollicité le renvoi pour non seulement prendre un avocat mais aussi, il a demandé au tribunal de chercher un interprète espagnol-français. L’affaire sera finalement jugée le 18 avril prochain.

C’est le 18 avril prochain que les juges du tribunal des flagrants délits de Dakar vont encore ouvrir le dossier d’abus de confiance et d’escroquerie portant sur plus de 22 millions de nos francs. Initialement prévu hier, le prévenu J. A. Castros, d’origine espagnole, a sollicité le renvoi pour non seulement prendre un avocat mais aussi, il a demandé au tribunal de chercher un interprète espagnol-français. C’est sur ces entrefaites que le tribunal a renvoyé l’affaire jusqu’au 18 avril prochain. S’agissant des faits, ils remontent au 28 mars dernier. Ce jour-là, M. Lignon a porté plainte contre Castros pour abus de confiance et escroquerie portant sur 35.000 euros soit (22.925.000) de nos francs. Les mentions faites dans le procès-verbal renseignent qu’au cours du mois de septembre 2015, la plaignante a fait la connaissance du prévenu par le biais de son compatriote Jaime. Ainsi, agent immobilier de son état, Mme Lignon a-t-elle fait part de son désir de mettre sur pied une agence immobilière à Castors. Ce dernier lui a fait comprendre que le Sénégal offre des opportunités des opportunités intéressantes dans ce domaine.

L’argent a été utilisé à des fins personnelles

C’est sur ces entrefaites que la dame est allée rencontrer Castros afin de finaliser le projet. Sur ce, elle lui a remis la somme de 22.925.000 de nos francs pour la création de la dite agence immobilière qui portera le nom d’AICO. Cependant, à son arrivée à Dakar, la plaignante a eu la surprise de sa vie. En effet, le prévenu a certes crée l’entreprise mais l’argent récolté a été utilisé à des fins personnelles. Interrogé, le mis en cause a fait savoir à sa patronne qu’il a utilisé l’argent pour les frais d’hébergement de son associé Jaime, la création de la société et la location des bureaux. Dans le procès-verbal d’enquête préliminaire, le prévenu a aussi indiqué :  » n’avoir reçu que la somme de 2000 euros (1.310.000) CFA des mains de Jaime « . S’agissant de l’argent de l’agence, il a reconnu avoir reçu des sommes d’argent non sans pouvoir dire le montant reçu. La plaignante ne s’est pas seulement contentée d’écouter son associé car, elle a fait des investigations auprès du propriétaire de l’immeuble qui abrite sa société. Ce dernier lui a fait savoir que les locaux ont été loués à la société pour un montant de deux millions de francs. Entendu en qualité de témoin par les enquêteurs, le propriétaire de l’immeuble renseigne que Castros a cohabité pendant un an avec Jaime et que la société AICO est créée à son nom. Il a aussi soutenu que le mis en cause a passé pénal. A l’en croire, Castros avait été incarcéré durant la période de la tabaski pour la même affaire. Toutefois, l’affaire a été renvoyée pour être jugée le 18 avril prochain.

Cheikh Moussa SARR

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