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Et si l’on en parlait… Au-delà de Jeune Afrique, une certaine presse devient un péril

Jeune Afrique a franchi le rubicond en s’inscrivant dans la tendance actuelle de la presse occidentale qui n’a que faire des croyances religieuses et des convictions nationales. Au nom de la liberté d’expression élevée à un niveau sacro-saint, le magazine s’est permis de heurter la communauté mouride et à travers elle la Ummah nationale.
L’erreur est venue de la communauté internationale et principalement de la France et des chefs d’État africains qui, pour épier une générosité de la Métropole, ont marché pour soutenir Charlie Hebdo. En marchant dans les faubourgs de Paris, Macky Sall, dans la défense de la liberté, a inscrit son nom dans les annales d’une petite histoire où offense et blasphème s’unissent en diphtongue pour atteindre le monde musulman.

Mais au-delà de Jeune Afrique, une certaine dérive est remarquée dans le monde de la presse où au nom de la liberté d’expression, les tabous sont brisés, l’indécent ébréché et les valeurs heurtées par des attaques personnalisées contre des personnes bien ciblées pour satisfaire un lobby.

Le lobby peut être maçonnique, politique, culturel et même religieux. Le plus souvent, il est orienté vers des clans clos animés d’intérêts obscurs. Mais il existe bien des hordes fermées, des loges claquemurées et des groupes de pression très fermés qui envahissent çà et là des organes de presse pour imposer dans la conscience publique des options sociales, politiques ou financières pro domo.
Jeune Afrique a vu son masque tombé. Mais il existe au Sénégal, en Afrique et dans le reste du monde d’autres organes de presse qui ont des agendas bien précis et des programmes de conquête d’une opinion publique bien ficelés. Et toutes les rubriques et éditoriaux sont bons pour faire suinter à compte goute des options et des visions.

Dans les crises du monde, des organes de presse jouent des rôles graves pour le triomphe d’idéologies, d’options politiques ou de programmes silencieusement élaborés. Des personnalités politiques, des autorités morales et des personnes ressources considérées comme des maitres à penser peuvent en être les cibles.
Après avoir soldé les comptes à Jeune Afrique, il conviendrait à tous les acteurs sociaux, politiques et culturels de bien regarder le rétroviseur de la Radio des Milles collines aux organes communautaires.

Déjà, le monde connait une révolution de l’information plus ample et plus radicale que celles qui ont marqué les principales étapes de la communication. Toutes les Nations sont devenues fragiles. Les cultures les plus humanistes versent crescendo vers un barbarisme qui aliène et animalise. L’information en est l’auxiliaire parce que considéré, en guise de légitimation, comme un principal instrument de participation démocratique.

C’est justement cet alibi de participation démocratique qui donne des ailes de gallinacées meurtriers et destructeurs à des porteurs d’idées et de visions étrangères à certaines cultures nationales.

Si le Sénégal ne prend pas des mesures d’anticipation, d’autres organes de presse risquent de verser dans les pratiques de la presse occidentale. Mame Madior Boye a eu sa part. Le réseau télématique peut mener pire, pire que Jeune Afrique.

Le Piroguier

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