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Et si l’on en parlait… Candidature de Khalifa Sall : le masque de Tanor tombe

Ceux qui suivent de près le Ps depuis l’arrivée d’Ousmane Tanor Dieng savent bien que celui-ci n’est point en odeur de sainteté avec Khalifa Sall. C’est un fait et on ne peut rien contre ce fait. Le Sg du Ps, du temps où il était au summum du pouvoir avec le manteau hitlérien de Premier secrétaire, a toujours eu une conception dirigiste de l’autorité politique. C’est un excellent homme d’État. Mais il est un navrant homme politique.

Il ne digère pas le débat sur une éventuelle candidature de Khalifa Sall. Il reproche à tous l’impertinence de ce débat qu’il considère comme inconvenant. Bamba Fall et Barthélémy Diaz en ont reçu pour leur garde, ayant été impertinents, insinue-il, en réclamant cette candidature lors du dernier meeting de Khalifa Sall. Les mots « grotesque », « ridicule » et « insensé » reviennent dans son propos. C’était lors de l’émission «  Grand jury » animée par Mamoudou Ibra Kane à la RFM. Mais ces mots ne peuvent que surgir devant ses propres propos selon lesquels certains militants auraient voulu que Abdoulaye Wilane même soit le candidat du Ps à la présidentielle. Faut-il en rire ou s’en rager ? Allons donc !
Mais manque d’arguments ? Impertinence des idées ? Asthénie cognitive ? Épuisement de la pensée ? Quel bouleversement intérieur a donc perturbé Ousmane Tanor Dieng pour tenir de tels propos ?

Son masque est bien tombé : Khalifa Sall est pour lui un camarade vraiment encombrant. Il parle sans prononcer un mot. Il ne proclame nulle part sa candidature et s’accommode aisément de ceux qui la réclament.

Or, le Ps fonctionne encore comme le Parti communiste chinois : le dirigisme central est sa gouvernance. On a beau débattre où on veut et ce que l’on veut, tout s’oriente vers le chef et ses affidés qui décident en dernière minute et imposent ce qu’ils veulent dans le sillage de leur calcul pro domo.

Tout responsable qui épie une voie autre que celle du chef central finit par une expiation politique. Au-delà de Niasse, Djibo, Mbaye Jacques, Souty Touré, Robert Sagna, entre autres, ceux qui sont restés et expriment leur refus du dirigisme sont proscrits. Aissata Tall Sall, Idrissa Diallo, Bamba Fall, Youssoupha Mbow, Ababacar Diop, pour ne citer que ceux-là, sont tous devenus des bannis subtilement tolérés par la force inébranlable de l’impératif démocratique.

Un grand enseignement s’impose :

Ousmane Tanor Dieng est un homme d’État ; c’est un grand homme d’État mais il n’a rien d’un homme politique. Ses relations avec Macky Sall s’articulent autour de la gestion de l’État et non de la politique avec ses clivages naturels. Il s’accommode de tout ce que Macky Sall fait, contrairement aux autres alliés qui émettent des réserves et expriment leurs refus devant certains actes en déphasage avec leurs visions politiques.
En vérité, le naufrageur du Ps risque d’être Ousmane Tanor Dieng lui-même s’il continue de s’enrager à l’évocation du nom de Khalifa Sall comme candidat à la future présidentielle.

Le Piroguier

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