Accueil / ACTUALITES / Et si l’on en parlait… Ces délinquants financiers en col blanc

Et si l’on en parlait… Ces délinquants financiers en col blanc

Et les masques commencent à tomber. Les riches de notre temps voient leurs passe-montagnes être arrachés par la vérité de l’investigation. Il le fallait. Ces gens sont si richissimes que leurs immenses et diverses fortunes ne cessent d’impressionner et d’intriguer les Sénégalais.

Partout dans le monde, ils font sonner leurs étriers, menant une vie fastueuse et somptueuse, parfois sous les feux de la rampe, parfois dans une subtile clandestinité et exécutant sans scrupule la danse pillarde des prédateurs encagoulés.

Leurs noms sont Karim Wade, Pierre Goudiaby Atépa, Aliou Sow, Pape Mamadou Pouye, Seydou Kane, et la liste est loin, très loin d’être exhaustive. Les investigations devraient d’ailleurs être poussées plus loin. Au Sénégal, même cette classe politique, particulièrement ces chefs immuables de partis, ces marabouts aux « mosquées inachevées » et aux passeports diplomatiques indus, ces hommes d’affaires jamais assouvis, et autres fortunés de ce pays devraient tous être mis sous la loupe des investigations financières. Chacun, parmi, eux possède une fortune incommensurable que le bon sens ne peut concevoir qu’il en soit détenteur dans la légalité absolue en un temps si bref.

Ils talonnent Ali Baba et se retrouvent avec une fortune gigantesque, certes mais obscène parce que née ducoït de l’intrigue et de la combine. Des hommes d’État les couvent et des lobbies les couvrent.

Mais les carnages financiers et les dérogations boursières illégales finissent toujours par être mis à nu, juste pour que les plus sceptiques découvrent l’esprit contrefacteur de ces fortunés du siècle naissant.

Il y a, d’ailleurs, dans ce pays, des personnes dont la générosité est chantée à tue-tête par le chœur des mendigots médiatisés. Sous le couvert d’hommes d’affaires, d’artistes-chanteurs (suivez les regards) ou même de jet-setters, ils disposent de considérables patrimoines immobiliers et financiers dont nul ne peut comprendre ni expliquer la légale origine.

Enjambant les lois et les règles sous forme de prête-noms, d’identités nébuleuses, d’arranges et d’osmoses, ils délogent leurs fortunes d’une zone à une autre, d’un pays à un autre, préférant les abris insulaires, escaladant aisément les contraintes fiscales et outrepassant les normes de fonctionnement de la société.

Ces milliardaires du Sénégal, dans leur écrasante majorité, ont des complices bien verrouillés, des acolytes téméraires et des compères sans scrupules partout, particulièrement au cœur de systèmes d’État qui les protègent, faisant d’eux des partenaires et des coopérateurs dans leur stratégie de conservation et de consolidation de leurs pouvoirs.

Les Panama Papers ont arraché les masques dont se couvrent certains de ces fortunés aux bourses prospères. Mais les noms révélés ne sont que la face visible de l’Iceberg.

Chaque révélation de l’origine de la fortune de beaucoup de Sénégalais aboutit toujours à un scandale. Au Sénégal, on ne s’interroge pas toujours sur l’émergence de certaines superettes, l’irruption de certaines sociétés industrielles, la sortie sous terre d’immeubles impressionnants de l’envahissement des nos routes par des véhicules au coût étonnamment onéreux.

Mais l’histoire montre toujours que la toute-puissance de l’argent n’a jamais abouti qu’à un dépouillement qui fait tomber les masques des tricheurs, des voleurs et des prédateurs. Et personne, parmi eux, n’ose répliquer !

Le Piroguier

À voir aussi

Polémique sur le dispositif de controle- le CDC sous controle de la Cour des comptes et de l’Ige

La caisse des dépôts et de consignations (cdc) est bien soumise à un dispositif de …

Non-paiement de sa consignation : Khalifa Sall noir de colère

La journée de Khalifa Sall n’a pas été joyeuse, jeudi dernier, après que la Cour …