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Et si l’on en parlait… Macky met l’État et l’Administration en arrêt

Un chef de l’État, chef de parti, est une véritable catastrophe pour l’Administration et l’État lui-même. L’enjeu du référendum a amené Macky Sall à instruire tous les responsables et militants de l’Apr à investir le terrain pour mener campagne.

Ministres, Ministre-Conseillers, Directeurs de Sociétés et d’Agences nationales, personnels de l’Administration, militants de l’Apr et même agents techniques de Ministères ont tous déserté les services pour aller faire de la politique. L’État et l’Administration sont, en conséquence, en arrêt. Non seulement ils sont tous hors service, mais chacun veut se faire voir par Macky.

Cette situation préjudiciable à l’économie et au fonctionnement de l’administration contraste avec une accélération de la cadence. L’économie nationale est en apnée en raison de cette léthargie voulue et encouragée pour le triomphe du Oui au référendum. L’activité économique, surtout dans le contexte de marché libre où navigue le Sénégal, ne peut se dérouler normalement dans un vide institutionnel.

Le marché libre, les Petites et moyennes entreprises (Pme) et les services d’utilité publique sont tous au ralenti en raison de l’inertie étatique et de la somnolence administrative. Cette mise en apnée de l’État bloque le marché économique, retarde les transactions publiques et déjoue la distribution des biens et services.

La patrie se bat pour avoir la primauté sur le parti. Les hommes et les femmes d’État du Sénégal sont trop politiciens et démesurément partisans. Cela porte un grand tort à l’économie. Déjà, être responsabilisé, c’est s’assoir à la table de la République où on mange le Sénégal. Pour y rester, chacun contrôle et surveille tout le monde. Chacun cherche à être vu par le détenteur du menu et verse dans la supercherie.

L’Économie nationale en pâtit. Le Sénégal est en arrêt. Condottieri et tribuns du régime s’unissent en diphtongue pour se vendre et vendre le Oui au référendum. Et ceux qui attaquent le plus auront un adoubement du Macky par dessus le marché.
Pire, c’est le moment pour les rivaux de solder les comptes, de se positionner et de jouter partout comme des aras perdu dans une sapinière prometteuse.
Mais ce qui est grave est l’oubli des responsabilités publiques à assumer. Un membre d’un important cabinet ministériel confession que depuis plus d’une semaine, le Ministre en personne n’a pas posé les pieds dans son bureau ; le Directeur de Cabinet et le Secrétaire général du Ministère refusent systématiquement de signer certains dossiers en attente et qui sont d’une très grande urgence sociale.

Et pourtant, ce même Ministre ne fait que des sorties emportées et frénétiques contre ceux qui prônent le Non au référendum et particulièrement certains leaders de l’opposition.

Macky Sall ne rappelle personne à l’ordre, lui-même leur ayant instruit de descendre sur le terrain et battre campagne. C’est comme si ce référendum est pour lui une question de vie ou de mort. La cadence à accélérer qui a été l’aphorisme démagogique est claudicante. Rien n’est démarré pour être accéléré et ce référendum qui cause la léthargie de l’Administration et la flemme de l’État met davantage le Sénégal dans une belle ambiance démocratique qui fait hoqueter l’économie. Vivement le 20 mars !

Le Piroguier

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