ACTUALITE

Et si l’on en parlait… PS : un parti sans leadership

  • Date: 4 mars 2016

Les forces du Parti socialiste (Ps) s’effritent. Malheureusement, Macky Sall ne le sait pas et Ousmane Tanor Dieng ne s’en rend pas compte. Après une épopée historique à la tête du Sénégal, il est défait en 2000 et peine à se remettre sur une bonne orbite.

Ousmane Tanor Dieng en est l’unique responsable. Pour une question de cohérence et d’histoire, il aurait dû s’en aller et permettre au Ps de retrouver un élan nouveau. Son problème est de se confondre de contexte. D’abord, avant il ne connaissait pas la politique et ne s’était engagé dans aucun parti. Depuis 2000, Abdou Diouf ne lui manifeste plus d’enthousiasme public. Ensuite, la nature introvertie et autoritariste de Ousmane Tanor Dieng plus enclin à faire régner la pensée unique, a mis le Ps dans un état d’affaiblissement crée par le droit de résister à sa volonté d’avoir une emprise totale sur le Parti et une ascendance sur tous.

Il se confond peut-être à l’époque où les grands responsables du Ps, marqués par la fatalité et obligés de se mettre dans les rangs reconnaissaient en lui, avec l’instinct que leur donner leur lecture politique que le pouvoir et l’État allaient lui revenir comme ce fut le cas entre Senghor et Abdou Diouf. Il n’était pas le Premier secrétaire du parti, que les caricaturistes ont appelé Premier sectaire. Il était simplement plus qu’un dauphin, un vice-dieu.

Aujourd’hui, étant dans l’opposition, le Ps claudique. Ousmane Tanor Dieng le mène vers le chaos car il se trompe terriblement d’époque. Avant 2000, il fut d’une puissance politique et institutionnelle inouïe. Il disposait de tout et de tous. Il était le Prince de la République. Abdou Diouf l’avait choisi et imposé. Les militants, chacun rêvant de le rencontrer, le célébraient à l’applaudimètre pour une simple question politique et non pour une raison d’affection et de dévouement.
Il n’était pas et n’a jamais été et n’est pas le leader du Ps. Il en fut et en est un Sg national, malheureusement tendancieux. Son autoritarisme, son absence d’ouverture et de flexibilité, son déficit criard de charisme et son triste manque d’éloquence ne serait-ce que pour galvaniser les militants ont alimenté dans le parti l’application du droit du refus, celui de résister à une personne d’autorité qui viole les principes du droit naturel.

Après les Djibo Kâ, Niasse, Souty Touré, Robert Sagna, Abdoulaye Matar Diop, et autres, c’est aujourd’hui Khalifa Sall qui lui tient tête et Aissata Tall Sall qui se montre d’un crâne intrépide pour refuser l’obéissance à un ordre obscur, la servilité à sa pensée unique et la politique de subordination au pouvoir.
La tragédie du Ps est ainsi son manque de leadership. Il est administré mais n’est pas mobilisé autour d’un charismatique homme d’attaque pour la défense d’un commun idéal. Un parti est un navire qui a besoin d’un capitaine lucide et combattif.

Malheureusement, le Ps n’en a pas. Les langages y sont équivoques. Les ambitions y sont conflictuelles. Les clans s’y constituent. Et Ousmane Tanor Dieng qui devait être le généreux agent fédérateur est lui-même l’animateur d’une tendance qui ne convainc personne.

Manquant de leadership, le Ps a donc besoin d’un urgent congrès d’Epinay. Les socialistes authentiques savent ce que c’est.

Le Piroguier

Comments are closed.

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15