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Et si l’on en parlait… ? Sa Majesté Macky 1er arrive

« J’ai mis les coudes sur certains dossiers ». «  J’ai envoyé les soldats au Yémen. Un point. Un trait ! ». « J’ai décidé de libérer Karim ».Finalement, Macky Sall, président de la République, peut simplement dire comme l’eut dit Louis XIV : «  L’État, c’est moi ! ». Et pour cause !
La gouvernance sobre et vertueuse fut un simple slogan propagandiste vêtu de félonie et coiffé de parjure. Aujourd’hui, Macky Sall règne plus qu’il ne gouverne. Le Parlement, c’est lui. Les finances publiques, c’est encore lui. La Justice, c’est toujours lui. Il est l’État. Il est diastole et systole de toutes les Institutions.
Les démocrates nourris d’enseignement et de vertu, les défenseurs de l’État de droit et les militants de la séparation pratique et non théorique des pouvoirs sont ahuris par les dérives du régime. Les scandales financiers ne sont évoqués que le temps d’une indignation nationale et ne finissent nulle part.
La gouvernance actuelle a tout d’un régime qui n’a d’autre signification que la personne et le « je » de Macky Sall, le vainqueur du 25 mars 2012 qui, jouissant du pouvoir et de l’avoir, se donner la liberté de mettre les décisions de justice dans l’abime en donnant le sceptre à l’abus de pouvoir. Et le griotisme, la flagornerie et les courbettes sont tels que ceux qui sont de son régime croient qu’il détient d’un royaume à la tête duquel il trône.
Il serait alors Sa Majesté Macky 1er, celui qui fait des prérogatives de l’Assemblée nationale ce qu’il en veut et des décisions de justice ce qui convient à sa volonté et à ses calculs.
Depuis 2012, une série de bourdes et une spirale d’actes qui heurtent les principes de la République émanent de Macky Sall. Ses boucliers n’ont que la réponse du berger à la bergère et de quelle manière ! Avec la justice, les Sénégalais ont découvert une instrumentalisation du droit dont la flagrante finalité est un règlement de comptes compris par tous, même par les fous.
Avec la crise de l’École et le comportement despotique des gouvernants et avec l’épilogue de la traque des biens pompeusement appelés mal acquis, Macky Sall parle et agit comme un monarque qui le plus souvent s’éloigne de mille lieues des principes de la République pour se draper du manteau d’un Thierno de qui tout provient et vers qui tout se rend parce qu’il est le Chef, le Maître, le Décideur absolu. Il a décidé de libérer Karim. Un point. Un trait !
Pourquoi s’en indigner ? Où sont les autres prédateurs des finances publiques ? Où cette communauté d’acteurs politiques et d’affairistes qui s’est insatiablement enrichie de manière illicite  en jouissant de paradis fiscaux ? Ils n’intéressent pas Macky Sall parce que les politiciens l’ont rejoint et les affairistes ont su être amis avec lui.
Karim seul l’a intéressé. Et il l’a eu. Il a soldé les comptes. Il lui a donné de lourdes fessées pénales. Il a maintenant décidé de le libérer. C’est sa décision, celle de Sa Majesté Macky 1er et dût quiconque en être offusqué.
Hélas tout ce que ce Macky Sall a conquis est en train ainsi de tomber de ses mains. Les dérapages de son régime n’arrêtent pas. L’appétence pouvoiriste de ceux qui s’y bousculent continue et s’accroît. La gloutonnerie monarchiste s’élargit et se déploie.
C’est Sa Majesté Macky 1er qui arrive !

Le Piroguier/rewmi quotidien

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