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Et si on en parlait… Affaire Karim : l’État ne fait que perdre

  • Date: 20 avril 2016

Avec Aida Ndiongue, l’État du Sénégal a tristement perdu comme il a aussi perdu avec Awa Ndiaye qui ne lui rendra jamais de la surfacturation parce qu’elle a rejoint le « Macky ». La communauté internationale s’est aussi dite affectée par l’image de Bibo Bourgi au trépas arraché de son lit de malade pour être embastillé.

Et voilà encore qu’il perd avec Pape Mamadou Pouye avec la justice monégasque qui le déboute de sa requête.

Un ressaisissement et une introspection est alors nécessaire. Depuis des années, l’État du Sénégal perd dans sa traque des biens supposés mal acquis et il appert bien que la volonté politique de règlement de comptes bien orienté et totalement partial ne fait que se confirmer. La CREI ressemble, aujourd’hui, à un navire perdu dans un océan nébuleux qui ne sait point où accoster.

En déboutant l’État du Sénégal qui accumule ses pertes et ses défaites, la justice monégasque met le « Macky » dans une situation fumeuse en le claquemurant dans une énigme cabalistique qui fait qu’il ne se donne comme argument que le refus de commenter une décision de justice et de la laisser faire son travail.

Mais, c’est de l’exutoire. Les milliards annoncés sont soit une affabulation, soit un excès de zèle, soit une erreur historique dont il faut payer les effets dans la conscience publique. Déjà, depuis trois ans, l’ « ami » de Macky Sall croupit en prison sans qu’aucune preuve tangible et convaincante ne soit présentée de façon capillaire pour persuader de sa culpabilité.

Ce qui est grave pour le Sénégal est cette série de réactions internationales sur la CREI et cette spirale de défaite. La justice est un labyrinthe que n’arpentent que les initiés du droit. Or, les citoyens sénégalais et les non-initiés ne connaissent qu’une chose : une preuve tangible qui convainc.

La sortie du premier Président de la Cour suprême sur les erreurs judiciaires devrait amener à s’interroger sur les verdicts et les actes de la CREI. Six ans pour Karim Wade sans convaincre. Une dure réclusion carcérale pour Aida Ndiongue qui gagne finalement. Une décision de cueillir un mourant pour le soumettre à une vie infernale. Une citation de noms à convoquer qui finit par être remise aux calendes grecques.
Et pourtant, au début, la Nation a accueilli à l’applaudimètre la CREI avant surprise et désenchantement par la tournure des procès surtout quand le président de la République lui-même avoue publiquement avoir mis des coudes sur d’autres dossiers.

Ce qui est certain est que les pertes de l’État dans les procès est l’expression de la défaite de la justice d’exception, une justice difficilement justifiable jusqu’à dégager l’odeur abjecte d’une injustice.
Est-ce à dire que la CREI se perd dans le zèle et la démesure ? Certes les décisions de justice sont énigmatiques. Mais quand dans le cas d’espèce, elles mènent des échecs flagrants avec des requêtes de l’État déboutées et des plaidoiries non concluantes, elle aboutit à un désenchantement national aux effets préjudiciables au régime politique qui les instruit. Et c’est dommage quand il solde des comptes dans la partialité et une saturnale d’échec.

Le Piroguier

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