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Et si on en parlait… AFFAIRES KARIM, PETRO-TIM, OFNAC, REBEUSS Le Macky : un bloc bloqué

  • Date: 29 septembre 2016

Macky est dans un étroit imbroglio. Il est à la pénible épreuve du pouvoir. Il a mené un combat épique pour solder des comptes à Wade et triompher de lui. Mais, en vérité, il s’était plus préparé à se venger qu’à exercer le pouvoir d’Etat. Il soldait un compte contre une gestion politico-familiale du pouvoir et en est sorti vainqueur. C’est tout.

D’ailleurs, le premier acte majeur qu’il a posé après son élection ne fut ni une définition stratégique d’une politique économique et sociale, ni un rassemblement autour de l’intérêt national, mais la mise immédiate en selle de la CREI pour soumettre Karim Wade qui, du temps de son père, était diastole et systole du pouvoir d’Etat, à la vengeance et à l’expiation politique.
Mais malheureusement, trois ans après, son propre petit-frère s’est retrouvé dans une affaire nébuleuse de production supposée illicite de pétrole.

Dans la conscience publique, ce petit-frère occupe dans son régime une place identique à celle qu’occupait Karim Wade dans celui de son père. Les gens du pouvoir en sont bien conscients malgré leur levée de boucliers ; une levée de boucliers qui ne relève pas que d’une loyauté politique, mais qui révèle l’embarras que ce petit-frère de Macky Sall alimente.

Macky Sall a au moins eu la présence d’esprit de mesurer le désenchantement des citoyens, causé pour une large part par le retour involontaire des tares du régime auquel il a appartenu avant de le démettre.

Seulement, le scandale indigeste de Pétro-Tim est venu se greffer à l’activation de la CREI qui semble bien avoir été mise en selle uniquement pour solder des comptes à Karim Wade.
Aujourd’hui, dans leur écrasante majorité, les Sénégalais ont une certitude : la CREI ne traquait point des biens supposés mal acquis, mais ciblait simplement Karim Wade. L’impunité de Ousmane Ngom et Awa Ndiaye et l’image d’intouchables de Abdoulaye Baldé et Oumar Sarr, donnent à cette CREI le faciès d’une Cour d’exception dotée d’un agenda encagoulé et bien calculé.
Macky Sall qui prétendait combattre la corruption et la prédation des finances publiques, s’est vu dans l’obligation politique de briser les étriers de l’OFNAC quand Nafi Ngom Keita a identifié des délinquants financiers qui sont de son parti. Sa réaction mal vue est encore gravée dans la mémoire collective.
Son combat contre la corruption n’apparait que comme une parodie théâtrale dont le scénario est mal inspiré. Plus rien n’arrive à convaincre les citoyens qu’il est un homme de rupture.
La récente situation de Rebeuss qui remet sur la table un discours aérien de réformes et de modernisation des espaces carcéraux, la pagaille incurable dans laquelle se meut l’APR, la spirale de scandales et de gestion rudimentaire de services d’Etat confiés à des gens de parti, la présence ostentatoire de membres de la famille du Président de la République dans la gouvernance publique, la partialité flagrante de la justice, l’impunité dont jouissent des gens du régime, et particulièrement de l’APR, le recasement de transhumants, l’arrogance indigeste des favorisés du hasard, le niveau de vie stagnant des citoyens, les crises sociales dans les bidonvilles et les banlieues et les éternelles querelles politiciennes de positionnement, ont convaincu les Sénégalais que la rupture et le changement radical ne se feront pas avec Macky Sall.

Heureusement qu’il en est convaincu malgré l’apparence de confiance qu’il affiche. Il sait que son régime est malaxé avec des alliés inféconds et un parti infertile. Rien n’avance car son pouvoir est devenu un bloc bloqué !

Le Piroguier

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