ACTUALITE

Et si on en parlait… Aliou Sall à bout de nerf

  • Date: 16 février 2016

Aliou Sall s’énerve. Il s’emporte. Il outrage même. Interpellé par Birahim Seck du Forum civil qui suggère qu’il bénéficierait de l’argent sale, il a finalement décidé de porter plainte après avoir servi : « Qu’il aille au diable ! »

Frère du président de la République, Maire de Guédiawaye, Président de l’AMS, il occupe une place délicate qui devrait l’amener à plus de retenue. Que Birahim Seck ait tort ou raison, la réaction qu’il a servie est l’expression d’une arrogance et d’un dédain préjudiciable à son frère de Président.
Sa position est délicate. Les Sénégalais le considèrent comme un des symboles de ce qu’on appelle la dynastie Faye-Sall. Qu’il ait une légitimité absolue et qu’il soit dans son droit, il ne peut faire fléchir la réalité sociopolitique sénégalaise qui amène toujours le membre de la famille du président de la République à être une cible. Magued Diouf l’a vécu sous Diouf. Que n’a-t-on dit à Karim Wade, Sindiély, Doudou Wade, Ndiouga Sakho, etc. Que ne les a-t-on pas accusés ?

Aliou Sall doit par conséquent tout assumer. En investissant le champ politique sous la bannière du parti de son grand-frère, avec tout ce qui a été dit dans ce pays avec la famille Wade, il s’expose. Il doit être carapacé et blindé pour faire face à toutes les contradictions qu’elles soient justes ou injustes.

Parlant de Napoléon Bonaparte qui a transformé la République française en royaume par la restauration de l’Empire, Victor Hugo met en garde les membres de la famille de celui-ci confortablement installés au pouvoir et les interpelle : «  Avec vous, on s’attable au pouvoir et on mange le pays, c’est ainsi qu’un filou devient un homme d’État ».

Cette attaque hugolienne a amené un frère de Napoléon à remettre sa démission pour ne point faire partie de ceux qui, parce que leur père, oncle, ou frère est au pouvoir, s’engagent à ses côtés pour régner par la mitre et le hausse col.

Aliou Sall n’est indubitablement pas de ceux-là. Mais il occupe une responsabilité politique ostentatoire. Accusé par Birahim Seck, il décide d’ester en justice. C’est sont droit, son honneur étant atteint. Mais en estant en justice, il ignore certainement qu’il œuvre pour Birahim Seck lui-même et pour le Forum civil. Devant les Cours et Tribunaux, il appert qu’ils risquent bien de s’en sortir, les labyrinthes du droit étant sinueux et complexes.

Cette histoire dans laquelle son nom est convoqué est complexe et n’est maîtrisée que par une certaine élite politique nationale. Elle n’ébranle pas le Sénégal. Elle ne fait pas piaffer les citoyens. Avoir conséquemment une réaction impulsive et impétueuse rend susceptible.

La Société civile sénégalaise est essentiellement politique. En lieu et place, il aurait été bon que les pouvoirs publics prennent des décisions de contrôle du financement de ces organisations. Cette interrogation légitime est beaucoup plus concluante qu’une plainte, somme toute normale.
Certes, Aliou Sall est à bout de nerf. Mais tant qu’il occupe encore ses fonctions, il fera l’objet de toute sorte d’attaque et d’accusation. Ainsi est le jeu politique sénégalais. C’est un fait et on ne peut rien contre ce fait.

Le Piroguier

Comments are closed.

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15