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Et si on en parlait… Cas Aida Ndiongue : la flagrance d’une justice partiale

Président, quelle est votre victoire en couvrant des pilleurs de finances publiques parce qu’ils ont transhumé et en couvant des prédateurs épinglés par l’OFNAC au moment où une justice d’exception et cette CREI controversée que vous avez mis en scelle se délectent de partialité en dépouillant une femme, volontairement ciblée, de tous ses biens financiers ?

La question est citoyenne et républicaine. Elle alerte. Sur des sujets éminemment politiques, la justice de ce pays présente, crescendo, une face partiale et partisane. Et c’est lourd de conséquences pour demain.

La Nation a muri. Le droit naturel fonde et limite le droit positif. Il est donc légitime de résister à l’autorité dans le cas où celle-ci viole gravement et de façon répétée les principes du droit naturel. C’est ce qui est arrivé avec une Institution judiciaire qui s’est arrogé le droit, avec Aida Ndiongue, de procéder à une substitution de peine, outrepassant ainsi ses pouvoirs.

Mais les justiciers de ce pays dont les responsabilités sont engagées sont-ils conscients de l’aversion de l’opinion publique pour la partialité et les complicités clandestines qui existent entre le Judiciaire et l’Exécutif, par nature politique et partisan ?
Quelle est la victoire de ceux qui, parmi eux, ont infligé une peine partiale, si excessive et ruineuse contre une femme quand, de l’autre coté du Macky, une autre femme jubile après avoir procédé impunément à de pillardes surfacturations de cuillères à près de 40.000 FCFA l’unité ?

Une insipide comédie de boulevard de lutte contre la concussion et la corruption se joue au Sénégal. Le rapport de l’OFNAC demeure historique et gravé dans la conscience publique. Des pontes du régime ont été épinglés et celle qui, par éthique et par conscience morale, a eu le toupet de les démasquer à été spectaculairement relevée de ses fonctions. Et ces coupables ne seront jamais inquiétés.

Un responsable politique APR et ancien Directeur des Transports routiers a été mis sous mandat de dépôt pour corruption et même transféré à la prison de Rebeuss. Mais il est Responsable politique APR engagé à la base. Rien ne lui arriva. Au contraire, un tape-à-l’œil le relève de ses fonctions de Directeur des Transports Routiers pour être bombardé PCA du Fonds d’Entretien Routier Autonome du Sénégal au moment où un pauvre policier est humilié, jugé et condamné pour s’être laisser corrompre pour …3.000f CFA !

Or, que de prédateurs, de corrupteurs et de spécialistes en concussion dans ce pays sont aisément nichés au cœur d’un système qui les couve et les couvre ! Dans l’enclos de prétendus brigands des finances publiques et de ceux qui transgressent la loi, des agnelles et des agneaux sont sacrifiés s’ils refusent d’intégrer le Macky ou absous s’ils chevrotent favorablement à la cadence du régime APR. La forfaiture judiciaire est bien flagrante.

Karim Wade et aida Ndiongue ont été tirés de cet enclos. L’un a fini par être libéré dans des conditions nébuleuses et l’autre est aujourd’hui l’agnelle sacrifiée à l’autel d’un règlement de comptes. Et pourtant, certains comme celui que l’on sait a intégré le Macky, devenant hôte de l’avion présidentiel. Son dossier est aux calendes grecques !

Voilà le Sénégal où une justice revancharde et partiale fait sonner ses étriers, exaspérant les uns et émouvant les autres. Quel régime répondra donc à la question de l’impartialité de l’Etat de droit ? C’est une question que se posent les démocrates, le cœur meurtri, la mort dans l’âme et la conscience troublée.

Le Piroguier

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One comment

  1. C’est du banditisme, un point c’est tout. Faites ce que vous voulez, 2019 n’est plus loin. SALES VOLEURS QUE VOUS ETES.