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Et si on en parlait… Ce sont nos mairies, quand même !

 Après avoir été élus  par les populations, nos maires sont souvent laissés à eux-mêmes. Il arrive pourtant qu’ils éprouvent des difficultés à remplir leur mission  et ont  besoin de notre soutien constant pour parachever des plans de développement.

Comme cela est arrivé avec Babacar Sadikh Seck, l’édile  des Hlm, qui se dit prêt à rendre le tablier si les populations le demandent.

De quoi s’agit-il ? Laissons le lui-même narrer sa mésaventure:

« En 2014, lorsque nous nous sommes installés, nous avons demandé aux tabliers de ne pas payer, d’écouler leurs marchandises et de rentrer. Par la suite, nous avons constaté que ces mêmes tabliers ont écoulé leurs marchandises, sont partis avec leur argent et ont vendu leurs places à d’autres. Ce que l’on a trouvé incorrect. Une commerçante a vendu une place à 900.000 FCfa pour une durée de 15 jours avant la Korité. Cette même commerçante a voulu réclamer 1, 5 million pour la Tabaski alors que la commune ne demandait que 16.000 FCfa. Ce qui n’est pas normal. (….)  Si vous allez sur l’avenue Cheiklh Amadou Bamba,  la principale route des Hlm, les tentes étaient transformées en abris. Des personnes y passaient la nuit. Il y avait des rendez-vous, des gargotes à l’intérieur. Nous y avons même  trouvé des lits. Ce qui n’est pas normal.  Quand je leur demandais d’enlever les tentes, ils ont tous accepté. Certains sont partis alors que d’autres ont refusé de quitter les lieux, bien que je leur avais donné un délai de 15 jours. C’est seulement le délai passé que j’ai enlevé les tentes.   Et le lendemain, ils se sont rebellés. « Il faut que les gens sachent qu’un maire n’a pas le droit de détenir de l’argent. Je ne gère pas de caisse. Elle est gérée par le Percepteur. Les agents qui versent de l’argent à la mairie le donnent aux percepteurs.   Il y a des plans sur toutes les grandes avenues. Et nous avons  un plan sur l’avenue Cheikh Ahmadou Bamba que nous voulons réaliser. Mais, on ne peut pas réaliser un programme avec de tels commerçants. J’ai été critiqué partout. On me traite de tous les noms. J’ai une mission et j’attends de la terminer. Ce travail que je suis en train de mener, je ne l’arrêterais pas sauf si les populations m’interpellent pour me dire: Monsieur le maire,  arrêtez! Je suis prêt à rendre ma démission de maire mais je réaliserai  ce que veulent les populations ».

Que dire ou faire de  plus, sinon nous souder de toutes nos forces au maire  qui mène  un travail aussi colossal, que de chercher  à faire déguerpir  les tabliers qui ont fini  de transformer la ville en un immense souk ?

Le Piroguier

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