Et si on en parlait…Cet énergumène du PS dont parle Barthélémy

Le PS n’a pas un problème d’orientation idéologique, de programme ou d’option politique. Il a un problème de personne qui lui fait vivre une crise de leadership, une crise d’autorité et une crise de confiance. Ces crises empêchent la convocation d’un Congrès pour poser sur la table toutes divergences afin d’aboutir à une convergence malheureusement impossible. Quand le PS français s’est retrouvé dans une situation pareille, ses responsables ont eu le courage politique d’organiser l’historique Congrès d’Epinay. Mais ce ne sera jamais le cas avec les Socialistes sénégalais en raison de leur conception eupeptique et ceddo de l’action politique. Encore que leur Secrétaire général national, hier, Premier secrétaire pertinemment appelé Premier sectaire, vit une tragédie d’impopularité et une carence de charisme. La rose qu’il tient se fane et l’insoutenable vérité est qu’avec lui, l’âge d’or, pour les Socialistes, n’est pas pour demain.

Depuis 2000, le Parti n’arrive pas à se relever parce qu’il manque de leader ayant les relents d’un traceur de destin. Non seulement, il a vécu, depuis le congrès sans débat de 1996 une saignée fatale, mais son responsable, Ousmane Tanor Dieng, n’a pas eu la présence d’esprit de mettre à profit la ruée de jeunes cadres et de jeunes étudiants vers Colobane. L’esprit clanique y a prédominé et y prédomine toujours. L’erreur de Ousmane Tanor Dieng est d’appliquer dans le PS une stratégie d’État policier dont le pilori est la soumission à son autorité, une soumission subtilement appelée loyauté. Et cette autorité a des auxiliaires connus qui relèvent de son obédience. Parmi eux, un hâbleur basané aux propos bistrés et dont l’unique métier, la seule activité et le seul moyen de vie et de survie est la politique.

Cet énergumène est connu de tous. Son activisme politicien, sa livraison à des mouvements excessifs et ses sorties médiatiques qui amusent tout le monde font un énergumène fantasque et extravagant dont le cœur n’est en fête que devant les micros et les caméras ou dans la conspiration pro domo. Aissata Tall Sall dans le bureau de qui fut crée « Visions socialistes » est une excellente porte-parole qui exhalait pertinence et charisme, raison et convenance. Mieux elle ne fut point un énergumène comme l’autre et jouissait d’un respect national rare. Prestidigitatrice du droit, génie du verbe et virtuose de l’esprit, cette femme a réussi, le temps de son dynamisme dans le parti, à lui donner un halo et une aura qui forçaient respect et admiration.

Elle est une socialiste qui n’a jamais accepté d’être une militante assujettie à une personne pour qui il faut mener de sales boulots pour exister. Comme Barthélémy Diaz, Idrissa Diallo, Kany Bèye, Bamba Fall, Babacar Diop entre autres, Aissata n’a jamais été un énergumène au service d’un homme ténébreux, déclinant et chancelant devant les portes ouvertes de la imminente retraite politique qui isole et éloigne. Cet énergumène dont parle Barthélémy Diaz ne peut être qu’un captif d’un ordre assujetti à un intérêt suranné. Et être captif de cet ordre amène à s’ériger en comédien de boulevard qui, après avoir imité le débit vocal de Abdou Diouf, puis Djibo Kâ, puis Diop le Maire, imite, aujourd’hui, Ousmane Tanor Dieng en jouant à ses cotés de la perfidie !

Seulement, la tragédie d’un politicien est d’être assujetti à une personne, de n’avoir eu à exercer aucun métier dans sa vie et d’être un forcené de la délation et de la médisance à huis clos.

Le Piroguier/rewmi quotidien

Voir aussi

ETAT D’URGENCE, BATEAU NIGERIAN VERS LA GAMBIE La guerre est imminente

A 48 heures de la fin de son mandat, le Président Yahya Jammeh qui a …

One comment

  1. Pourtant cette AISSATA TALL SALL qu’on chante tant a été victime des sales pratiques du ps quand elle convoitait le poste de premier secrétaire elle a été écartée par les sbires de tanor à commencer par khalifa sall
    le ps sera tué par ses propres contradictions
    wassalam