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Et si on en parlait…Des fous du Non face aux aliénés du Oui

La raison et le bon sens désertent l’arène du référendum. Les aliénés du Oui, ceux du pouvoir, comme des larrons inquiétés par des bruits de botte dégainent, tirent, insultent et diabolisent. Les fous du Non, identifiables à des escamoteurs doutant de la solidité du butin qu’ils épient, caillassent, calomnient et offensent sur fond de menace.
Finalement, le désordre, la confusion, l’incohérence et la pagaille s’installent et exposent le Sénégal à une mêlée embrouillée qui peut créer des moments de trouble. Dans une arène politique, quand des fous et des aliénés s’affrontent, la victoire ne peut être qu’une parodie qui ouvre la voie à toutes bévues.
Ce référendum n’est finalement plus un référendum. C’est un combat de lutte qui opposent des fous ou des meneurs de fous qui, dans leur mauvaise foi, ne réagissent pour imposer un ordre civilisé que s’ils y trouvent un intérêt non dit. À Ziguinchor, à Kaolack, dans les banlieues dakaroises, à Dagana, un peu partout au Sénégal, des croisements de cortèges se réalisent au rythme d’actes de violence odieux et sauvages qui éloignent de la démocratie civilisée : « ôte-toi que je m’y mette ! Nous les premiers ! Ils m’ont regardé ! », Et autres apologies de bandits qui se disputent un espace d’excitation et d’aliénation.
Personne n’est oppressé. Mais chacun se croit menacé par le regard attentif et naturellement jaloux de l’adversaire. Et quand c’est un ministre, un député ou une autorité administrative qui dégaine ou galvanise des ineptes pour faire peur ou faire mal, c’est la démocratie elle-même qui est atteinte dans ses vertus.
Ces fous et ces aliénés n’ont, en fait, que faire de l’intérêt national. Conserver le pouvoir ou l’arracher est la seule finalité de leurs actions. Ces actes de violence verbale ou physique est la preuve que ces gens-là, ayant épuisé tous les recours, provoquent volontairement des désordres là où l’adversaire semble avoir gagné.
Un ministre qui injurie à Ziguinchor, un chef de parti d’opposition qui verse dans l’avanie à Guédiawaye et un député de la Cedeao qui dégaine encore dans la rue est une honteuse image de la démocratie sénégalaise pompeusement chantée à tue-tête et en chœur ici et là. Ces actes de violence qui ne peuvent être que l’apanage d’enfants ou de bandits qu’aucune morale n’illustre donnent finalement à cette campagne un aspect grotesque qui contraste avec la vertu du vote dont seul le citoyen à la souveraineté.
Aucune autorité politique de l’opposition comme du pouvoir ne réagira. Chacun y voit un brin d’intérêt parce ce que ce n’est pas l’intérêt national qui est en jeu mais intérêt mais les dividendes politiques personnelles qui se jouent.
Cette violence est même lisible dans les contrevérités absurdes qui se donnent la tonalité de réalités incontestables : on convoque une consigne de vote par-ci, on évoque un rejet de guide religieux par-là juste pour semer un traumatisme qui influe sur le vote.
« Ça finit quand ? » est la lasse question de cœur qu’une vendeuse de cacahuètes dont le commerce a été déstabilisé par la pagaille d’un cortège qui passe avec des cris et des huées mêlés à un chambardement indescriptible.
Mais ça ne finira que si les fous et les aliénés qui saturent ces différents cortèges auraient rejoint leurs asiles, les sièges de leurs partis !

Le Piroguier

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