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Et si on en parlait … Gauche sénégalaise : des vieux qui refusent de vieillir

REWMI.COM- Le Mur de Berlin est tombé. Mais cette Gauche semble ne pas le digérer. Le monde a bougé et a changé. Ceux qui ne s’adaptent pas à la marche du temps ne peuvent alors être que dépassés et déphasés. Certes, au Sénégal, les gens de la Gauche sont inflexibles dans leurs convictions. Ils sont pertinents. Mais ils ne sont plus percutants. Ils ne peuvent plus instituer de forts mouvements populaires pour mobiliser les masses. Ils parlent et ne font que parler. Ils sont dans l’incapacité de penser une nouvelle forme d’organisation politique face à la puissance du libéralisme et face aux crises sociales que vivent les peuples.
A l’Assemblée nationale, ils ne siègent ni à gauche de l’hémicycle, ni à droite, ni au centre. Ne pesant aucun poids électoral, ils n’accèdent au Parlement que par le biais d’une coalition avec des forces libérales.

L’égalité, la fraternité, la solidarité, le progrès et l’insoumission, ces valeurs qu’ils prétendent défendre sont nobles. Elles donnent au citoyen sa dignité humaine. Seulement, face à ces valeurs et dans la situation actuelle, il n’y a pas de groupe politique plus contradictoire que la Gauche.

Elle défend la liberté et est au cœur d’un pouvoir libéral qui garrote les libertés de manifestation s’il ne les réprime pas. Elle défend l’égalité alors qu’elle est alliée d’un pouvoir libéral enchevêtré dans un clanisme flagrant et évoluant dans un système où la propriété privée est le moteur même de l’économie.

Devant combien de forfaitures en déphasage avec les valeurs qui la fondent cette Gauche se tait-elle ? Elle clame la justice sociale. Mais que fait-elle devant l’inégalité des droits ? N’est-ce pas un paradoxe de prôner une vision politique de gauche tout en appliquant une politique de droite définie par un pouvoir libéral ?

En vérité, la Gauche n’est, au Sénégal, qu’un alibi d’existence politique d’hommes et de femmes politiques d’un autre temps. Le renouvellement de leur personnel politique ne s’opère qu’à l’interne et entre congénères. Les vieux y remplacent les vétérans et les octogénaires s’y substituent aux patriarches.

Nul ne voit une ruée de nouveaux militants vers les partis de gauche. Le renouvellement et le rajeunissement de personnel politique n’est point dans leurs agendas. Depuis des décennies, les mêmes personnes sont dans les directions politiques. Intellectualistes, théoriciens, dialecticiens, doctrinaires ou métaphysiciens, ces personnes sont plus à l’aise dans les maïeutiques antithétiques que dans l’orbite de la nouvelle marche de la société.

La Gauche sénégalaise rampe péniblement de ses genoux difformes parce que étouffée par des vieux qui refusent de vieillir. Leurs visions ne s’accommodent plus de la marche du monde. La liberté politique et individuelle, la créativité et l’innovation pour la création de richesses sont des valeurs loin des siennes, des valeurs irréversibles parce que inscrites au cœur des conquêtes de l’histoire.

D’ailleurs, que n’ont vécu des peuples du monde sous le règne de régime de Gauche  avec des libertés garrotées, le droit de résistance à l’oppression réprimé, l’esprit d’initiative malaxé et des combattants de droits humains torturés !

Voilà une vérité : au Sénégal, la Gauche n’existe pas. N’existent qu’un groupe de gérontes qui prétendent en porter les valeurs, un groupe immuable toujours prompts à s’allier avec des libéraux soit pour combattre un régime, soit pour attendre une invitation à la table. C’est un fait et on ne peut rien contre un fait.

Le Piroguier/rewmi quotidien

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