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Et si on en parlait…HCCT : des élections insipides passées inaperçues

Ils ont voté pour leur HCCT après s’être chamaillés comme des gamins se disputant le goûter du soir. Et leurs élections n’ont intéressé qu’eux-mêmes. Les Sénégalais, plus préoccupés par la Tabaski et les exigences sociales y afférant, ont vaqué à leurs occupations, n’accordant aucun intérêt à ces élections, affaire d’une classe politique boulimique jamais assouvie.

Pour la première fois dans l’histoire du Sénégal, des élections se tiennent pour une Institution d’une impopularité si grande que les citoyens n’en ont même pas senti le déroulement. Ce sont les élus locaux qui ont voté, mais en leur nom et pour leur exclusif intérêt, dans un pays où le Parlement même se singularise par un absentéisme de députés dont la majorité est cumularde et somnambule.
Et un HCCT, face à cette Assemblée nationale onéreuse, à la majorité controversée et suspendue au bout de la corde d’un Exécutif partisan et eupeptique, ne peut vraiment être qu’une Institution de trop. Seuls les tendancieux, les militants et les responsables malvoyants en font l’apologie.

On y verra des apostasiés politiques, des polémistes à gage, des marionnettes en mission politicienne, des imposteurs d’élite, des thésaurisateurs dont la seule source de revenu est l’argent du contribuable à percevoir par la politique et des routiers qui n’ont que faire du bien commun et de l’intérêt national.
Mais ce HCCT ne vivra que le temps de Macky Sall. Les Sénégalais n’en ont pas voulu malgré un Oui relatif à un Référendum qui n’en donnait point une visibilité édifiante. Les opinions ont convergé sur son inutilité. Déjà, il ne dispose même pas de siège comme l’Assemblée nationale et le Conseil Economique, Social et Environnemental, édifications classiques ancrées dans la civilisation institutionnelle du Sénégal, malgré le dévoiement politicien de leurs missions authentiques.

L’une de ces deux Institutions prêtera son siège à ce drôle de HCCT pour ses cavalcades sur de supposés conseils à donner sur la gouvernance territoriale. Et son futur Président, Ousmane Tanor Dieng, toujours nommé et jamais élu, sera indubitablement claquemuré dans un cabinet quelque part en ville, et empruntera le fauteuil de Niasse ou de Aminata Tall, selon le siège institutionnel qui sera affecté à ce HCCT pour ses parades de séance.

Par sa nature, sa vocation politicienne si bien comprise par les citoyens, et son système électoral, cette Institution politicienne ne dispose d’aucune légitimité tirée du suffrage universel et de la volonté souveraine des citoyens.
Jamais une Institution n’a été aussi dépréciée. Elle fait déjà assister à l’épanouissement hideux des trahisons, au jubilé de la fourberie politique et à l’installation triomphaliste des imposteurs d’un jeu politique perverti par le reniement qui amène à boire jusqu’à la lie toutes les perfidies.

Ce HCCT est imposé. Il passe. Et le Sénégal est le seul pays au monde à en disposer. Les conseillers municipaux et départementaux dont l’écrasante majorité est déjà d’une inutilité indiscutable, ont voté dans une ambiance fade qui présage de l’apparence du néant. Et après la victoire évidente du camp de la majorité, les servilités félicitent les vilenies qui ont tympanisé les citoyens de tiraillements politiciens pour participer au vote et y siéger.

Mais y siéger ou le présider est un privilège qui ne glorifie pas en raison de son impopularité. Ce HCCT est politicien et médiatique. Il n’embarque aucun citoyen. Tout le monde le conçoit, à raison, comme un simple espace coûteux de recasement dans un pays qui, silencieusement, sanglote, sanglote et sanglote d’urgences plus importantes.

Le Piroguier

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