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Et si on en parlait…HCCT : pourquoi Tanor ne devrait pas le présider

Après voir installé Niasse à la tête de l’Assemblé nationale. Macky tend à faire de Tanor le Président d’une Institution pour un juste équilibre dans la gouvernance commune et « le partage du gâteau »

Certes, pour Macky, initiateur de cette nouvelle Institution, le HCCT, les élections territoriales ont été une large victoire. Mais pour Tanor, SG du PS qui serait désigné à la diriger, ces élections ont été un terrible revers politique.
Et ce fut pour lui une défaite indentifiable à une humiliation en raison du combat qu’il a mené contre Khalifa Sall, le camarade qui l’encombre dans le parti et le rend toujours petit devant ses consignes de vote à sa défaveur.

Alioune Ndoye de Dakar-Plateau et Jean-Baptiste Diouf de Gand-Dakar n’ont pas hésité à opérer un revirement de dernière minute, tournant le dos à leur compagnonnage victorieux avec Khalifa Sall dans la coalition Taxawu Dakar. Et ils découvrent qu’en politique, la toute-puissance du reniement ne peut aboutir, in fine, qu’à une avilissante humiliation.
Le refus de toute tentative ou initiative corruptrice est, pour un responsable politique, des conditions de crédibilité. Mais quand l’achat de conscience et la corruption morale, boursière ou matérielle amènent à une trahison du serment d’hier, c’est le discrédit et la disgrâce qui s’installent pour mener vers une suprême flétrissure.

Cette flétrissure est subie par Ousmane Tanor Dieng qui a commis l’erreur historique et impardonnable de ne pas avoir la sagesse de Macky Sall qui s’est évertué à ne point s’inviter dans les querelles de positionnement dans la Capitale, préférant que les vainqueurs des Locales disposent de leur légitimité. Mais en invitant astucieusement les Conseillers de Dakar à voter contre Khalifa Sall, il a attisé la fermeté des élus locaux et s’est retrouvé pris dans son propre piège.

Pour cette simple raison, Ousmane Tanor Dieng aurait pu ne pas accepter de prendre la Présidence du HCCT, ne serait-ce que pour une grandeur politique qui le glorifie. Il a perdu comme il perd toujours.

Il a agi pour une coalition, Benno Bokk Yakaar, et s’est retrouvé dans le chaos du revers politique avec cette même coalition. En définitive, il est un éternel perdant, et dans une démocratie civilisée, la démission serait la seule issue. Une démission non de la tête du parti, mais un refus de diriger le HCCT.
Avec tout l’arsenal politique et financier mobilisé par l’APR et la coalition Benno Bokk Yakaar, sous la houlette de Diouf Sarr, et malgré la consigne donnée par Ousmane Tanor Dieng, Khalifa Sall et sa coalition conservent Dakar.

Certes le camp de Macky a gagné 37 départements sur 45, mais le SG du PS a perdu la Capitale qu’il a voulu faire incliner du côté du pouvoir.

La raison est que sa parole n’a plus une autorité encore moins une influence qui pèse dans le libre choix des électeurs. Pour une question de logique et de cohérence, il ne devrait point être le Président du HCCT dès lors qu’il n’a pas réussi à réaliser l’ambition de Macky Sall et de la coalition BBY d’avoir Dakar dans leur escarcelle.

Certes, les dés sont jetés, mais ce serait une image drôle de voir une autorité politique incapable de faire incliner la balance en faveur de la majorité à laquelle il appartient, être Président d’une Institution dont les élections ont été un défi pour arracher Dakar de Khalifa Sall.

Et les habitants de Dakar rigolent de ce revers politique infligé non seulement à Abdoulaye Diouf Sarr et ses ouailles, mais à Ousmane Tanor Dieng lui-même qui a encore et encore perdu.

Le Piroguier

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One comment

  1. CITOYEN SENEGALAIS

    tanor a été, est et restera un éternel perdant. jamais gagnant.