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 Et si on en parlait… Le chemin perdu de Abdou Mbow

 -La presse est caractérisée par un déficit de professionnalisation, un problème de déontologie  des entreprises de presses marquées par une précarité et une exposition aux pouvoirs d’argent…..

– Le Parlement n’exerce pas tous ses pouvoirs de vote de la loi, de contrôle de l’action gouvernementale.

-La justice est moins pourvue en ressources humaines et ressources matérielles. Ses décisions ne sont pas toujours prédictibles et elles ne sont pas toujours écrites.

– Les deniers publics sont mal alloués aux secteurs et aux zones géographiques. Les fonds spéciaux sont une source de désordre financier et il y a une exagération dans les décrets d’avance.

-Les contrôles sont inopérants car les organismes de contrôle comme la Cour des comptes et l’Inspection générale d’Etat ne communiquent pas”, laisse-t-il entendre.

-Les  partis politiques sont caractérisés par le foisonnement et le fractionnement. Parce qu’’il n’y a plus de militantisme classique basé sur la conviction. Il y a plus de clientélisme et de vagabondage politique entre les partis et les coalitions…..,

  Ces quelques remarques sorties de la bouche de l’ancien Premier Ministre lors d’une conférence qu’il a récemment animée, méritent elles d’être considérées  comme un diagnostic sans complaisance de la gouvernance du Sénégal, ou  comme  une simple humeur d’un homme politique qui n appartient pas au même camp ?

C’est aux sénégalais d’en décider. Eux seuls savent ce  qu’ils vivent, et ce qu’ils souhaitent à l’avenir,  pour nous  débarrasser définitivement des tares qui ont caractérisé tous les pouvoirs qui se sont succédés jusqu’ici à  la tête de notre pays.

Mais de là à ne pas  chercher à disséquer les propos du conférencier, pour simplement lui apporter la contradiction au nom de la défense du parti et du pouvoir en place, il y avait  un val profond  à ne pas franchir, et que malheureusement   le député  Abdou Mbow a béatement survolé. Sans parachute et en escamotant le débat.

Au lieu de nous sortir des arguments solides et  convaincants pour apporter la contradiction au haut fonctionnaire,  il est  complètement  passé à côté ….pour ne pas dire autre chose, et pour nous circonscrire  au respect vertueux  de la litote.

Tout ce   que Mbow ’il a eu à nous dire  sur ce sur ce sujet  brulant qui indexe,  c’est de nous  inviter à nous souvenir que le gouvernement  n’a aucune leçon  à recevoir du conférencier, puisque  c’est sous le magistère PS  que nous  avons connu les rigueurs  de la restructuration, avec le  plan Sakho -Loum.

Rien  que ça ! Mais,  est-ce là répondre aux accusations du conférencier qui ont été portées à l’endroit du Pouvoir ?  Les vérités étalées de Loum sont elles une simple vue d esprit, où trahissent-elles une situation que nous vivons réellement et quotidiennement ?

En tout cas c’est là où on  attendait Monsieur le Député. Il ne s agit pas de nous décrire la situation ultérieure consommée avec les socialistes,  qui leur a  d’ailleurs valu leur perte. Il ne s agit pas  non plus de répondre  du tac au tac  pour plaire au Président ou pour l’assurer  d’une arrière garde efficace pour répondre aux détracteurs de sa politique. Il s’agit plutôt,  si on veut faire  consommer  le PSE aux sénégalais, de reconnaitre  les erreurs et les fautes, et avec modestie, d’apporter les correctifs pour   qu’on puisse les mettre  à l’actif  des  gouvernants actuels.

Tout le reste c’est de la littérature. Et pas toujours de très  bonne facture.

Le Piroguier

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