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Et si on en parlait… Le PS sur les traces du PAI

Jamais le PS n’a vécu des moments tragiques qui le mènent si irréversiblement vers l’implosion. En raison des enjeux du pouvoir, deux camps s’opposent radicalement : celui de Tanor l’éternel perdant, et celui de Khalifa pour qui le parti doit subir un renouvellement et un rajeunissement de son personnel politique.
En vérité, Ousmane Tanor Dieng est plus un homme d’Etat qu’un homme politique. Depuis le fameux congrès de 1996, il est en face d’un défi qu’il n’est jamais arrivé à résoudre : il est incapable de repenser de stratégies novatrices de mobilisation politique dans un contexte où les militants, exaspérés par l’absence de perspective sociale et de responsable national fédérateur.
Le PS a un administrateur. Mais il n’a point de leader. Les combines, les conspirations et l’appétit de sinécure lui donnent de plus en plus l’image d’un appareil de clan, monstrueux et parasitaire, un parti qui gère mal ses ressources humaines, qui investit mal et qui ne cesse d’avoir de nos jours mauvaise presse. Ces impaires expliquent largement sa dégringolade électorale et l’incapacité de son Secrétaire général national, toujours candidat à la Présidentielle, à émerger du lot.
Son ambition hégémonique ne s’accommode d’aucun projet politique de mobilisation et de combat ferme pour la reconquête du pouvoir. La grosse folle erreur du clan de Tanor est de considérer qu’ils ont déjà le pouvoir et ambitionne de mettre à profit le Haut Conseil des Collectivités Territoriales pour davantage jouir du quota qui revient au PS et voir le Secrétaire général national trôner à la tête d’une Institution.
L’avenir du PS est ainsi hypothéqué. Tout le combat interne s’articule autour d’une question de vie et de survie. L’implosion s’annonce et nul ne semble en maitriser la trajectoire.
Ousmane Tanor Dieng a en face de lui de jeunes loups prêts à tout pour arracher le parti du maquis. Sans s’en rendre compte, son radicalisme, sa combativité amorphe et son esprit totalitaire de management mènent le Parti Social vers un goulag qui lui serait fort préjudiciable.
Le PS risque de finir comme le PAI. Il vit déjà une désintégration de ses structures qui meurent de n’avoir pas de but et dans lesquelles explosent toutes les violences : violence verbale, violence physique et même violence institutionnelle. Et la violence aboutit aux Cours et Tribunaux avec la complicité de parvenus qui ne se suffisent jamais de ce que le parti leur donne.
Les socialistes sont en train de donner une image hideuse au Sénégalais. Et renseigne que toutes les contradictions qui mettent le PS en apnée n’ont pratiquement d’autre objectif que de substituer une équipe à une autre pour dépouiller les militants.
Tanor ne peut oser prendre le risque d’affronter Macky Sall et l’APR. Il sait que c’est un éternel perdant. A son âge, il ne lui reste qu’à s’offrir une retraite douce et quitter le champ socialiste après l’avoir mené dans un chaos. Le contexte est plus grave. Le PDS et l’APR sont sur le point de se retrouver. Des retrouvailles de la famille libérale seraient bien préjudiciables aux socialistes qui claudiquent dans leur contradiction.
La tendance est irréversible. Le grand Parti Socialiste hoquète et trébuche. Après la 1ère phase de déstabilisation avec l’arrivée de Wade, il est à une 2nde phase avec Macky. Une implosion le guette et il peut bien finir sur la voie du…PAI

Le Piroguier/rewmi quotidien

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