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Et si on en parlait… Macky reste !

  • Date: 17 février 2016

Aucune surprise ! Macky Sall fera bien sept ans et non cinq ans comme promis. L’avis du Conseil constitutionnel lui sert d’abri. Le labyrinthe du droit est son asile. Au-delà des analyses et théories, l’exercice de son autorité politique ne va plus se déployer dans les limites de l’ordre moral qui lui servait de diadème de crédibilité.

Le sujet de son autorité est le Peuple, ce Peuple qui, dans sa totalité détient la souveraineté et le lui a transférée l’exercice dans l’euphorie d’une promesse de ne faire que cinq ans.
Mais il enjambe sa promesse. En suivant l’avis du Conseil constitutionnel, il choisit le droit et piétine la morale. Il reste au pouvoir jusqu’en 2019, conservant la conformité juridique et perdant, pour une large part, une importante partie de sa légitimité morale.

Le respect de la parole donnée, au-delà des contingences juridiques et d’un avis du Conseil constitutionnel qui n’est point détenteur de souveraineté, est une reconnaissance et une application de valeurs morales essentielles. Il exprime et protège la dignité publique de la personne. Aucun être, aucune majorité politique, aucun avis consultatif, ni aucune autorité politique ne peut abolir cette valeur morale qui est le respect de la parole donnée publiquement à un Peuple.

Macky Sall se donne le devoir de suivre l’avis du Conseil constitutionnel aux dépens d’une parole donnée qu’il refuse de respecter sous le couvert de cet avis. Mais le respect de la parole donnée est une valeur morale qui ne devait point être basée sur cet avis à controverse.
Si sur la base de cet avis Macky Sall renonce ainsi à la réduction de son mandat comme promis, un obscur obscurcissement de la conscience nationale va désormais assombrir le regard que le Peuple souverain va lui poser. Le scepticisme va envahir l’esprit public devant l’ordonnancement étatique lui-même qui serait bouleversé dans ses fondements.

La seule alternative est de faire émerger des grandes réalisations pour donner une preuve de la pertinence de son refus de faire cinq ans.

Car, jusqu’en 2019, le Sénégal sera dans une période de précampagne électorale dont le thème préliminaire serait la négation de la parole donnée.
Le citoyen, qu’il soit partisan ou non partisan, n’est pas politiquement obligé de s’accommoder de l’avis du Conseil constitutionnel dès lors qu’il est en contraste avec les exigences de l’ordre moral voulu par la tenue d’une promesse.

L’opposition sénégalaise aura bien son argument légitime et même juridique. En droit, reconnaitre que le droit naturel fonde et limite le droit positif signifie admettre qu’il est légitime de résister à l’autorité politique au cas où celle-ci viole le principe de la morale publique dans une société de civilisation orale.
Mais Macky Sall n’a pas le choix. Il sait bien que s’appliquer un quinquennat lui est politiquement suicidaire. Il sait mieux que quiconque que le système démocratique sénégalais assure la participation des citoyens aux choix politiques et leur garantit la possibilité de remplacer ceux qui le bernent pour se refugier dans les méandres d’un avis inique de service juridique. Pour rester au pouvoir, il se met à l’abri de l’avis du Conseil constitutionnel et …trahit sa parole, diront ses farouches adversaires !

Le Piroguier

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