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Et si on en parlait…MARCHE DU 14 OCTOBRE Une Grande faute de l’Opposition

  • Date: 17 octobre 2016

Tout aurait dû bien se passer et constituer un nouveau diadème pour la démocratie sénégalaise. Mais l’autoritarisme d’Etat, la volonté politicienne d’en découdre, tant du côté du pouvoir que de l’Opposition, et la conception puérile du combat politique, ont fini par provoquer une comédie de boulevard et une pagaille de rue qui ont donné au Sénégal une image peu glorieuse.

L’Etat a refusé l’itinéraire de l’Opposition. C’est politicien. Et c’est une grosse erreur dans un pays qui a acquis de nombreuses libertés démocratiques, lesquelles libertés ont permis à Macky Sall lui-même d’accéder au pouvoir. La seule évocation d’un arrêté  qui date de 2011 et qui porte le nom de d’un certain Ousmane Ngom, discrédite la décision du Préfet, décision prise sur instruction d’en haut. Les Sénégalais au moins le savent !

Grosse erreur de l’Etat

Si c’était une Marche de soutien à l’action de Macky Sall sur le même itinéraire, l’Etat serait enthousiaste à l’autoriser, à l’encadrer et à louer l’action des organisateurs. Mais puisqu’elle est de l’Opposition et la Société civile, c’est un sacrilège ! En leur refusant de marcher pacifiquement dans les rues de Dakar pour exprimer librement leur objection à la politique de la majorité qui tient les Institutions, l’Etat remet le Sénégal en arrière de plusieurs années. C’est une erreur politique que le parti qui le tient risque bien de payer.

Il est absurde que Macky Sall qui s’est fait Charly en participant à Paris à l’impopulaire marche pour la liberté d’expression, certains parlent même pour la liberté de blesser les musulmans, refuse d’autoriser dans son pays toute marche politique. Elles sont ipso facto interdites depuis son élection. Celle du 28 janvier 2015 que le FPDR a voulu tenir a été refusée. Le simple setting de ceux qui refusent les APE a été interdit et suivi de bastonnade. Et c’est le retour à la brimade des libertés publiques et de la répression policière contre les leaders de l’opposition.

Même dans ce contexte, l’Opposition aurait simplement accepté l’itinéraire préfectoral et profité de la tribune pour dénoncer un décision commanditée et arbitraire dont le régime est habitué. Ainsi est la politique. Certes ce serait avec le cœur meurtri, la mort dans l’âme et la conscience troublée. Mais ils ont tous été au pouvoir. Un Opposition qui a en son sein un Ancien Président de l’Assemblée nationale, deux anciens Premiers ministres, d’anciens Ministres d’Etat, des députés, entre autres, doit évidemment savoir qu’un parti qui tient le pouvoir fait de l’Etat un instrument politique pour combattre l’adversaire.

En refusant l’itinéraire préfectoral, l’Opposition est tombée dans le piège de l’Etat-APR qui a simplement voulu la provoquer en donnant à ses leaders, devant une certaine opinion, l’image de perturbateurs qui ne suivent pas la loi.

« Force restera à la loi » est le seul aphorisme exutoire qu’un Etat partisan sert à ceux qui le contredisent. En procédant à une répression policière contre des personnalités politiques qui ont incarné des Institutions de la République, dussent-elles avoir tort ou raison, le régime de Macky Sall pose un acte hideux qu’aucun observateur n’attendait de lui.

Il a commis une grosse erreur et l’Opposition a commis une grande faute. Mais la Marche du 14 Octobre n’est pas un échec. Les images d’échauffourées, de ces opposants à même le sol, entre autres, ont fait le tour du Monde, amenant à s’interroger sur le régime de Macky. L’Opposition a donc sonné une alerte !

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