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Et si on en parlait… PDS : un irréversible naufrage

C’est fini. Le PDS se noie dans les abimes de l’histoire. Un nombre incommensurable de hauts responsables l’ont quitté. D’autres partiront encore. La giboulée est irréversible. Après Wade, c’est le déluge total.
Le vieil homme à qui la Nation souhaite une vie centenaire va mourir et faire mourir le parti. L’ondée est définitive en raison de la désintégration interne de son parti dû à l’émergence d’un intrus dont la seule légitimité est d’être fils du père-fondateur, au manque de dénominateur commun qui fédère les divergences et les antagonismes après la perte du pouvoir et à l’éclatement de luttes fratricides n’ayant pour unique objectif que de substituer une équipe à une autre pour jouir de ses privilèges institutionnels.
Le modèle de fonctionnement et de gestion du PDS ne peut survire à une perte de pouvoir. Wade s’est plus identifié aux monarques africains qu’il fréquentait qu’au traceur de destin. Les responsables de son parti étaient plus des jouisseurs de générosité et de privilèges que des responsables politiques nourris de visions et de foi idéologique.
Sa gestion du parti de la terre française, son âge vieillot qui lui impose une asthénie politique forcée et la dégradation croissante de son appareil politique qui se désintègre de jour en jour sont des signes alarmants d’un parti qui a un passé et n’a plus d’avenir.
Les conflits individuels, les démissions successives et l’entropie croissante ne sont que la petite monnaie d’une gestion politique exclusivement articulée autour d’un vétéran qui a songé plus à l’avenir de celui qui relève de son sang qu’au futur de l’appareil qu’il a fondé.
Dans cet appareil, l’aspiration à une autre forme de direction et d’orientation s’est fait jour dès la senteur des effluves de la décadence. Avant même la perte du pouvoir, le parti, dépassé et déphasé, a commencé à vivre une désintégration de son tissu politique qui le fit passer d’un flottement aux Locales à une défaite qui l’a vite installé sur le chemin de la décrépitude.
Le PDS se noie et il ne lui reste plus que des débris. Plus rien ne peut lui donner l’ersatz d’une hégémonie électorale. Ce n’est ni pour aujourd’hui, ni pour demain qu’il se trouvera un dénominateur commun de toutes les tendances pour les fédérer autour de sa personne. Les légitimités y ont une égale dignité et la désinvolte générosité de Wade qui a élevé n’importe qui à des niveaux institutionnels abusifs a fait de chacun un prétendant légitime à une responsabilité politique indue.
Ne disposant plus de ses moyens colossaux, ni de leader fédérateur, ni même de vision et de discours novateur, le PDS voit ses propres fondements s’ébranler. La supercherie et la violence du propos sont devenues les mamelles de ses déambulations dans la scène politique.
Par ses crises fatales, ses démissions, ses chambardements et ses pertes de marque, son déluge est irréversible. Il ne peut apporter ni un discours nouveau, ni un projet d’avenir à l’échelle de notre temps. Les futures élections législatives sur lesquelles comptent ceux qui restent du parti leur promettent indubitablement un désastre. Ces élections n’obéiront qu’à la loi marécageuse de l’entropie politique qui n’épargne que les partis organisés sous le aura d’un leader. Et le PDS n’a plus de leader !

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