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Et si on en parlait… PS : le monde de Tanor s’effondre Ce qui s’est passé et comment c’est planifié

 La Maison du Parti s’est transformée, le temps d’une réunion avortée en un véritable champ de bataille entre pro-Tanor et pro-Khalifa. L’ordre du jour était la position du parti sur le référendum du 20 mars. Mais, ce n’était qu’une occasion pour solder les comptes, Ousmane Tanor Dieng ayant pris bien avant le Bureau politique la position du Oui que Aissata Tall Sall et Khalifa Sall ont contrecarré en prônant le Non. Tout était bien planifié et organisé à la grande surprise de Tanor et de ses lieutenants.
Tanor a eu du mal à s’accommoder des exigences politiques de la marche du temps. Ancien puissantisme ministre d’État, ministre des Services et Affaires présidentiels ayant le cśur de la République et ancien Premier secrétaire du Ps qui tenait en même temps d’une main de fer le parti, l’État et les Institutions, il a eu du mal à adopter une démarche managériale combattive, ouverte, généreuse et conquérante.
La nouvelle génération composée entre autres d’Alioune Ndoye, Barthélémy Diaz, Idrissa Diallo, Babacar Diop, a voulu, avec la bénédiction d’Aissata Tall Sall, Khalifa Sall, Abibatou Mbaye, imposer un nouvel ordre qui rompt d’avec les méthodes d’antan. La gestion solitaire, clanique et personnelle du parti ainsi que l’exclusion de ceux qui refusent une aveugle soumission a fini par alimenter un climat de refus et de contestation qu’Ousmane Tanor Dieng n’a jamais connu.

 D’abord, il s’est montré féroce avec certaines personnalités socialistes comme Khalifa Sall et Aissata Tall Sall à qui il a refusé toute ambition aussi bien dans le parti que sur le plan institutionnel national. Aux Locales, il leur a mené une guerre sans merci, les amenant à prendre leur destin en main pour aller triomphalement à la conquête de suffrages locaux. Ensuite, à la formation du 1er gouvernement de Macky Sall, il a porté son choix et imposé sans négociation deux de ses inconditionnels Serigne Mbaye Thiam et Aminata Mbengue Ndiaye.

Pire, contre le Maire de Dakar, il a gardé un silence jugé complice devant la lutte que lui mène l’État avec l’emprunt obligataire, la dissolution des structures de nettoiement au bénéfice du ministère des Collectivités locales et le conflit entre la Ville de Dakar et le ministère du Cadre de vie.

Plus grave, Ousmane Tanor Dieng se fait compère des adversaires politiques de Khalifa Sall, particulièrement ceux de l’Apr, allant jusqu’à engager le parti dans des actes aux antipodes de ses intérêts. Avec le référendum, il souscrit à tout ce que dit et demande Macky Sall, créant un immense tollé dans le Parti socialiste (Ps).

Il était attendu de pied ferme. Des proches de Khalifa Sall, élus locaux, téméraires et intrépides, disposant de moyens, ont planifié les huées, hurlements et piailleries à partir de réunions nocturnes tenues autour de pots.

L’instruction était d’affoler Ousmane Tanor Dieng qui ne connait pas de tollés et de criailleries, étant habitué aux ovations de meetings, en le huant pour déstabiliser son camp. En même temps, ces proches de Khalifa Sall ont placé aux quatre coins de l’entrée de la salle de réunion les préposés aux huées. Alarmé et épouvanté, Tanor est mis à l’abri et ses lieutenants, qui, effarouchés et terrifiés ont subi la colère des contestataires. Une nouvelle page s’ouvre pour le Ps.

Le Piroguier

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