images

Et si on en parlait… Qui sauvera le Sénégal ?

Macky Sall fait face à des défis décisifs : libération de Karim Wade, crise scolaire non résolue, hivernage encore énigmatique, économie minière et énergétique boiteuse, problèmes judiciaires sibyllins accablants, coûts de la vie, recomposition politique irréversible, peuple impatient, chômage encore criard, désenchantement généralisé, dynastie Faye-Sall, etc.
Ses alliés se perdent dans le labyrinthe du pouvoir et l’entrelacement des sinécures boursières. Son opposition est un bloc bloqué qui se cherche. La Société civile se montre plus politique et se positionne face aux enjeux du pouvoir. Dans la République laïque, le religieux confrérique devient la seule alternative pour éteindre les étincelles qui se jettent hors de leur espace de flambées.
Le Sénégal fait encore face à trois crises : crise d’autorité, crise de conscience et crise de confiance. L’autorité religieuse se substitue à l’autorité d’État. La Nation ne sait plus vers quel leader ruer dans une dynamique autoritaire. La classe politique n’inspire plus confiance. Aucun parti politique ne présente à la Nation un modèle de croissance qui porte de l’avant.
La politique, au Sénégal, n’a que des partis et des politiciens carriéristes qui s’entretuent face aux sempiternels enjeux de pouvoir. La désintégration croissante de la société met la Nation en apnée.
Les grandes échéances électorales ne sont n’ont d’autres objectifs que de substituer une équipe à une autre pour dépouiller le même peuple toujours déçu dès la prise de pouvoir par l’élu et de ses auxiliaires.
Dans ce contexte si complexe où le Sénégal subit une désintégration de tissus social, qui le sauvera ? Qui donc répondra à la question de notre vie ou de notre mort ?
Le taux de croissance vanté ne permet pas une évaluation du niveau de vie parce que la politique économique de ce pays est partisane et technocratique : elle ne se pose jamais la question du pourquoi, celle des fins, mais uniquement celle du comment, c’est-à-dire celle des moyens.
Jusqu’ici, aucun parti politique n’apporte de réponses aux problèmes fondamentaux du pays. Ils ne parlent que de personnes et de vie privée. D’ailleurs, les trajectoires des partis dans ce pays présentent les mêmes analogies : ce ne sont pas des sujets de développement mais des questions de personne, de naissance, d’honneur et de grandeur sociale.
Si le Sénégal claudique, c’est en raison de la faillite de sa classe politique. En 2000 comme en 2012, cette classe politique fluctuante aux discours puérils n’a pas compris que le Sénégal n’était pas en crise. Mais c’est l’aspiration à une autre vie qui se faisait jour sous des formes parfois apocalyptiques.
Et cette aspiration a été trahie. Le Sénégal découvrait et découvre encore la mise en œuvre de la politique du « Ote-toi que je m’y mette », provoquant le reniement, la perfidie et la supercherie comme on en voit du côté des Libéraux comme du côté des Socialistes. Personne, à gauche comme à droite, n’évoque l’intérêt du Sénégal ou ne propose un autre modèle de gouvernance et de croissance.
Seul le Pouvoir et l’Avoir les intéressent. Alors, quand la classe politique est gourmande ; quand les guides religieux disputent les privilèges et les préséances aux politiciens ; quand la Société civile s’égare parfois, qui donc répondra à la question de notre vie ou de notre mort ?
C’est une question. Mais, il suffit simplement d’avoir de la foi pour admettre que dans ce contexte, Dieu seul reste Souverain ; devant Lui, nul n’est fort et tous sont périssables !

Le Piroguier/rewmi quotidien

Voir aussi

telechargement

Et si on en parlait… AFFAIRES KARIM, PETRO-TIM, OFNAC, REBEUSS Le Macky : un bloc bloqué

Macky est dans un étroit imbroglio. Il est à la pénible épreuve du pouvoir. Il …