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Et si on en parlait… Wade-Idy : une histoire de grands bandits

  • Date: 20 janvier 2016

Il y a en Wade et en Idrissa Seck une sorte de malédiction dont la base essentielle est l’argent, et rien que l’argent. C’est un constat général que l’ancien président de la République du Sénégal a des rapports délicats avec l’argent comme il est constant que ne résonne dans les propos d’Idrissa Seck, son ancien Premier ministre, que des millions et des milliards.
Les deux aiment l’argent et ne parlent que d’argent. Le pouvoir donne l’avoir. C’est pourquoi la perte du pouvoir par le vieil homme est une tragédie comme la non-élection de l’ancien Maire de Thiès à la présidence de la République est, pour lui, un retard intolérable de l’histoire.
Leur conflit qui a abouti à une tragique cassure n’est causé ni par une divergence sur l’orientation politique du Sénégal, ni par une contradiction dans la définition d’un programme national de développement, mais par un simple problème d’argent.
Idrissa Seck, voulant certainement faire mal, est tombé dans sa propre parodie d’explication, glosant que le conflit qui l’oppose avec Wade n’est que «  l’histoire de grands bandits qui se disputent à l’heure du partage du butin ».
Est-ce à dire que pendant des décennies, le Sénégal n’a eu avec le Pds et ceux qui y furent avant de le quitter que de « grands bandits » en lutte pour la conquête du pouvoir, de « grands bandits » qui ont toujours considéré le budget national et les fonds politiques comme un « butin » à se partager ?
Il est certain que l’histoire des caïds ne se termine jamais en apothéose. Les masques tombent, chaque jour, au moment où la page semble tournée. Tout n’est donc pas dit et tout ne sera jamais dit dans cette histoire d’argent qui a opposé Wade et Idrissa Seck.
Les deux oublient que le Sénégalais ne tolère pas une prédation des finances publiques. En ne cessant d’évoquer un conflit d’argent, ils s’éloignent davantage de l’électorat qui, autant qu’il voit en eux l’image de prédateurs, autant il se délecte du déballage qui rythme leurs antagonismes.
Déjà cette histoire de Lamine Diack envenime le champ public et l’espace politique : fonds par-ci, chèques par-là, pécules de l’autre, rien que des devises et des mallettes entre acteurs publics et responsables politiques avec pour unique finalité : la conquête du pouvoir.
Cette « histoire de grands bandits » est si agaçante qu’il urge une loi d’assainissement du champ politique et de financement des appareils civils et politiques. La CREI aurait pu ne pas se limiter à Karim Wade quand-même. Ceux qui se sont enrichis illicitement dans ce pays jusqu’à ce que leurs enfants se donnent la licence de leur dérober des dizaines, voire des centaines de millions sont nombreux dans ce pays.
« L’histoire des grands bandits » va bien au-delà de Wade et Seck. Des indices renseignent que les « grands bandits » qui s’enrichissent illicitement, se permettant de tout dire, versant même dans la menace sont nombreux.

Le Piroguier

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