ACTUALITE

Et si on en parlat… Le CFA est bien en sursis

  • Date: 13 avril 2016

La visite du Ministre Français des Finances et des Comptes publics, au Sénégal, n’est pas hasardeuse. Au-delà d’une rencontre bilatérale et d’une évaluation de la réunion semestrielle de la zone franc, la diplomatie semble avoir chapardé la réalité de la discussion entre les deux hommes financiers.

Il en fut ainsi du temps d’Abdou Diouf. Pendant une longue période de clameur, il a été annoncé que le franc Cfa ne serait point dévalué. Mais il le fut dans les mois qui ont suivi, rendant la vie sociale difficile.

Aujourd’hui encore, il est annoncé, par la voix autorisée du Ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, « qu’il n’a pas de risque d’une dévaluation, ni dans le court terme, ni dans le moyen terme ». Mais dès qu’un risque se fait sentir jusqu’à susciter des rumeurs, la situation devient sursitaire.

Le Ministre français y est d’ailleurs allé avec beaucoup de diplomatie partant d’hypothèse : « S’il doit y avoir des évolutions, la France est parfaitement ouverte dès lors qu’elles viennent des pays africains souverains. »

Le doute est alors permis et il urge que le Sénégal et les pays de la zone franc adoptent une politique d’avant-garde et d’anticipation car il y va de l’intérêt, de la paix et de la stabilité de leur Nation. La situation délétère des ces pays dont les économies sont mises en apnée par une instabilité politique et une spirale d’enjeux électoraux n’a permis nulle part une politique monétaire favorable à la stabilité et à la verticalité du taux de change.

Pour ses propres intérêts et en raison de la charge du franc Cfa, la France peut bien décider d’abaisser le taux de change. La vérité de la situation monétaire n’est pas dite. La valeur du Cfa baisse-t-elle sur le marché des changes. Pour la France dont l’économie est actuellement claudicante, le taux de change du Cfa est-il tenable ?

Quand une économie peine à hausser son taux de croissance et à l’amener à deux chiffres, une dévaluation peut être imposée pour augmenter la compétitivité par une hausse des prix qui peut être intenable.

Une dévaluation du Cfa n’est donc pas à rejeter ni à repousser mais à empêcher systématiquement. Aucun pays de la zone franc ne peut la supporter avec l’inflation qui peut en résulter. Il y a des années qu’il a été dévalué sans que les résultats escomptés ne soient atteints et ce furent les populations elles-mêmes qui en ont subi les effets déstabilisants.
La vérité doit être fournie sur la balance commerciale pour donner la preuve qu’elle n’est pas déficitaire. Il ne faut pas dormir sur les lauriers. Une politique d’anticipation pour pallier à toute idée de dévaluation du Cfa est une urgence.
Il y a plus d’une décennie la rumeur a circulé sans qu’aucune politique d’acompte ne soit menée ni au Sénégal, ni dans les autres pays de la zone franc. Et la décision fut prise, le cœur meurtri, la mort dans l’âme et la conscience troublée.

Pour l’heure, la rumeur commence à embaumer l’espace monétaire. Le Cfa est donc dans une situation bien sursitaire. Les financiers de la zone franc sont interpellés.

Le Piroguier

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15