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Etats-Unis: le discours de Donald Trump froisse la Chine et la Russie

Comme déjà pendant sa campagne électorale, Donald Trump déterre à nouveau la hache de guerre, en tout cas verbalement. Dans son discours sur la sécurité nationale, il a attaqué de front les « deux puissances rivales » des Etats-Unis, la Chine et la Russie. Selon lui, ces derniers essaient de remettre en cause l’influence, les valeurs et la richesse de l’Amérique.

La réaction de Pékin n’a pas tardé. La Chine n’apprécie pas ces nouvelles attaques américaines.

Hua Chunying, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères dénonce ainsi « la mentalité de guerre froide » du président Donald Trump.L’ambassadeur chinois à Washington parle pour sa part d’une attitude « égoïste » risquant d’« isoler » les Etats-Unis.Fini en effet la diplomatie conciliante d’un Barack Obama qui avait qualifié la Chine de « partenaire stratégique ».Pour Donald Trump, « l’empire du milieu » est un concurrent qui risque de « saper la sécurité et la prospérité » des Etats-Unis.

Pékin riposte donc sur un ton aussi déterminé qu’agressif. « Nous pressons les Etats-Unis d’arrêter de déformer volontairement les intentions stratégiques de la Chine », a déclaré la porte-parole.Hua Chunying insiste : « La Chine ne cherchera jamais à se développer en sacrifiant les intérêts des autres pays ». Mais, dit-elle, « nous ne renoncerons jamais à nos droits et nos intérêts légitimes ».

Douche froide

Le discours de Donald Trump est ressenti comme une douche froide à Pékin, explique notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt.D’autant qu’il y a encore un mois, la visite du président américain avait permis de briser la glace et, au passage, de signer une multitude d’accords commerciaux pour une valeur de plus de 200 milliards d’euros.Même tonalité du côté de Moscou, accusé par Washington dans son dernier rapport sur sa stratégie de sécurité nationale de créer des divisions avec les alliés et partenaires de Washington.

« Le caractère impérialiste de ce document est évident, tout comme le refus de renoncer à un monde unipolaire, un refus insistant », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin.

Dmitri Peskov souligne par ailleurs que les autorités russes « ne peuvent pas accepter qu’on traite le pays comme une menace à la sécurité des Etats-Unis ».

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