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Examens dans les facs de Lettres et de Médecine Les étudiants déplorent des délais de révision trop courts

 A la Faculté des Lettres et Sciences humaines, devant le hall de l’imposant bâtiment en jaune, des étudiants en licence 1 au département de lettres modernes, font  les cent pas. Ils révisent tranquillement leurs notes de cours en phonétique articulatoire. En face, le libraire range minutieusement les nombreux livres proposés à la vente. Même décor à la fac de médecine où nous nous sommes également rendus, hier.

C’est la veille de la date fatidique des examens ! Visiblement, aucun étudiant pour marchander les articles proposés par les commerçants alentour. Ils sont probablement pris par le calendrier des examens trop chargé. «C’est dans des conditions difficiles qu’on va nous évaluer. Le prolongement de l’année est préjudiciable. Trois sujets, de 8 heures à 18 heures», fulmine l’un d’eux.

Il est 15 h passées de 35 minutes, à l’intérieur de l’amphithéâtre B, la mine concentrée, les étudiants passent l’épreuve de phonétique articulatoire. A l’entrée, le professeur M. Diop, visage assombri mais énergique, grille une cigarette. «Je surveille l’examen. Tout se passe bien, comme à l’accoutumée», répond le jeune universitaire.

Ailleurs, en face de l’office du bac, plus précisément à la fac de médecine, règne une autre atmosphère. Adossée à un arbre, son cahier de Finance publique en main, l’étudiante Ami Thérèse Diouf se dit un peu confiante : «je viens tous les jours ici, à 8 heures pour réviser et je repars à 19 heures à Fann Hock.» «Je suis confiante, malgré le nombre pléthorique d’épreuves», ajoute l’étudiante sérère. Ici, pas de temps à perdre, le serment d’Hippocrate est sacré.

Donc, rigueur et constance. «C’est la seule faculté qui respecte le calendrier universitaire», plastronne une autre étudiante en 3e année. Il est presque 17 h. Dans le hall, les futurs toubibs slaloment entre les couloirs rectilignes du bâtiment jaune. «Nous avons débuté les cours, il y a un mois. On a eu un peu de temps de répit, mais tout va bien», précise-t-elle. Le visage acnéique, elle poursuit, soulignant que l’Etat doit veiller au respect des programmes universitaires.

Khady Thiam Coly (Stagiaire)

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