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EXCISION – La criminalisation pour l’accélération de l’abandon d’ici 2015 : Aïda Mbodji prône l’application de la loi

Malgré les différentes déclarations et la sensibilisation qui ont été faites par certaines communautés pour éradiquer l’excision au Sénégal, le problème reste entier. Pour amener Les exciseuses à cesser cette pratique néfaste pour la santé de la femme, Aïda Mbodji, ministre d’Etat, ministre de la Famille et des Organisations professionnelles qui présidait une rencontre à Mbour, lors de la mise en place du plan quinquennal pour l’accélération de l’abandon de l’excision 2010-2015 demande l’application de la loi de 1999 pour toute exciseuse qui s’entête à continuer cette pratique.

Les résultats de l’évaluation du plan d’action national (2000-2005) pour l’abandon de la pratique de l’excision, réalisés en 2008 ont montré que malgré les efforts réalisés pour l’abandon de l’excision au Sénégal, il existe encore des poches de résistance. Et pourtant, selon Aïda Mbodji, ministre d’Etat, ministre de la Fa­mil­le et des Organisations professionnelles, ce n’est pas faute de moyens, car en dehors de la sensibilisation, plus de dix millions ont été injectés dans des projets pour accompagner ces communautés à abandonner l’excision, mais toujours est-il qu’au niveau des régions de Kolda, Matam et Tambacounda le problème reste entier.

Pour assurer un abandon total à l’horizon 2015, le ministère de la Famille et des Organisations féminines, celui de la Justice, l’Admi­nis­tra­tion territoriale et les élus locaux ont été en conclave à Mbour pour l’élaboration d’un plan d’action national pour l’accélération de l’abandon de l’excision 2010-2015. Ce nouveau plan d’action va certes continuer la sensibilisation, mais il compte aussi s’appuyer sur la loi N° 99-05 du 13 janvier sur toute personne qui continuerait à exercer la pratique de l’excision qui est un délit passible de poursuites. «Nous voulons atteindre l’abandon total d’ici 2015 pour créer au Sénégal un environnement protecteur des droits des filles et des femmes, qui leur assure une bonne santé», indique Aïda Mbodji.

Pour en arriver à ce plan, le ministère dit avoir été à l’écoute des communautés. «La directrice de la Fa­mil­le a parcouru le Sénégal pour valider les plans locaux et aujourd’hui, il s’agit de valider le plan national de suivi, supervision, évaluation. Ce sont des bilans d’étape que nous allons essayer de concevoir d’ici à 2015 ; et prendre très au sérieux ce plan de supervision, de suivi et d’évaluation pourra nous donner un résultat concret, c’est-à-dire l’abandon définitif de l’excision d’ici à 2015. C’est un engagement du gouvernement du Sénégal vis-à-vis des partenaires au développement, mais aussi des Nations unies», explique-t-elle.

Au Sénégal, les enquêtes font ressortir qu’en 2005, 28% des femmes de 15 à 49 ans ont déclaré avoir été excisées, alors que plus de 3 548 villages auraient déclaré publiquement l’abandon de l’excision ; et que les femmes de Malicounda Bambara à Mbour sont les initiatrices en 1997.

Le Quotidien

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