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Exclu du mouvement national des jeunes progressistes : Abdou khadre Ndiaye juge la décision sans objet

Le désormais ex-chargé des élections du Mouvement national des jeunes progressistes (Mnjp), Abdou Khadre Ndiaye, juge sans objet la décision d’exclusion prise à son encontre dernièrement par le bureau exécutif des jeunes de son parti, l’Afp. Il l’a fait savoir à l’occasion d’une rencontre avec presse à Thiès. Une rencontre organisée par le Cipro, le courant d’initiatives qu’Abdou Khadre Ndiaye avait mis en place, qui se veut un courant réformiste né des entrailles de l’Afp de Moustapha Niasse.
La décision d’exclusion prise lors de la dernière réunion du bureau politique élargi de l’Afp, relève, selon Abdou Khadre Ndiaye, d’une pure farce. ‘J’ai appris, en même temps que tout le monde mon exclusion de l’instance jeune de mon parti. Une décision qui ne m’a pas été, à ce jour, notifiée’, a déclaré Abdou Khadre Ndiaye. Et, même si c’était le cas, il estime qu’il est irresponsable de la part de l’Afp qui se dit démocratique de décider de sanctionner un militant sans l’avoir au préalable entendu. Un acte qui, selon lui, est contraire à l’esprit de l’article 20 des textes statutaires de l’Afp, le seul qui parle, d’ailleurs, d’exclusion de militant. La décision est, affirme-t-il, d’autant plus sans objet qu’elle émane du Mouvement national des jeunes progressistes qui, tout compte fait, est un mouvement sans règlement intérieur.

Mais, au-delà, Abdou Khadre Ndiaye et ses sympathisants se demandent en quoi le fait de demander la démission d’une équipe qui a fini de montrer ses limites peut-il être répréhensible. En effet, disent-ils, ‘c’est simplement pour avoir émis l’idée d’un probable remplacement de Moustapha Niasse à la tête du parti, ainsi qu’une démission collective de la direction du parti qui a perdu à la présidentielle, que leur camarade fait aujourd’hui l’objet d’une cabale’. ‘Si nous avons demandé la démission de la direction du parti, c’est parce que tout responsable a le devoir de tirer les conséquences de ses échecs et, à ce niveau, nous ne comptons pas lâcher du leste’, estiment Abdou Khadre Ndiaye et ses amis. Aussi, se demandent-ils, ‘pourquoi un Babacar Guèye, un Abdou Khadre ou un quelconque autre militant ne se poserait-il pas en candidat face à Niasse pour la direction du parti ?’. Et les jeunes réformistes de dire que ‘ce qui vient de passer est la preuve qu’un tel débat est tabou au sein de l’Afp’. Pour simplement dire qu’au sein de ce parti il n’y a qu’un simulacre de démocratie. Aussi, Abdou Khadre Ndiaye et ses partisans continuent-ils à penser que Moustapha Niasse fait croire au monde qu’il est un démocrate alors qu’en réalité il n’en est pas un.. Par conséquent, l’ex-chargé des élections du Mouvement national des jeunes progressistes d’en déduire que quelqu’un qui ne peut pas démocratiser un parti politique ne doit ni ne peut prétendre pouvoir démocratiser une société ou même approfondir sa démocratie.

S’agissant de la sanction qui vient de le frapper, il estime qu’elle est sans objet, très informelle. Ainsi, dit-il, attendre la notification de cette décision pour prendre acte de ce qui sera dit et fait et, si cela nécessite qu’ils les traduisent devant le conseil d’Etat, il le fera. ‘Nous sommes dans un pays où ils sont les premiers à réclamer un Etat de droit et ce n’est pas normal qu’ ils se mettent à créer des zones de non droit’, sinon, poursuit-il, ‘pourquoi personne n’a trouvé à redire quand le fils de Moustapha Niasse a été reçu, il y a un an, par le président de la République ?’ ‘Parce que c’est le fils du roi’, répond-il, sur un ton railleur.

En tout cas, les réformistes, réunis à Thiès, ont dit toute leur détermination à aller jusqu’au bout de leur combat. Mais, précisent-ils, contrairement à ce qui se dit, ils ne sont derrière qui se ce soit et qu’il ne s’agit point pour eux d’une cabale contre Hélène Tine. Ce qu’ils veulent c’est que la direction de leur parti accepte de tirer les conséquences de son échec.


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