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Exclusion des élèves aux examens faute d’extrait de naissance : l’Etat du Sénégal au banc des accusés

 La plateforme «Sénégal bi ñu bëgg» accuse le Gouvernement de violation du droit des milliers d’enfants privés du droit de passer l’examen de fin d’année, faute d’avoir un extrait d’acte de naissance.

Au moment où les politiciens sénégalais se crêpent les chignons dans les salons feutrés de Dakar et rivalisent d’ardeur dans des débats sans rapport avec le vécu quotidien des Sénégalais, des dizaines de milliers de jeunes enfants voient leur avenir compromis, car ne pouvant pas passer l’examen de l’entrée en sixième et du certificat d’étude primaire, faute d’avoir un acte de naissance. Ils seraient plus de 13000 jeunes enfants à ne pas avoir un extrait de naissance dans la région de Sédhiou, près de 20000 dans la région de Tambacounda, plusieurs milliers à Matam. Aucune région du pays n’est épargnée. Dans la périphérie de Ziguinchor, des jeunes filles en classe de CM2 auraient abandonné l’école, après avoir été exclues des salles de classe lors de l’essai départemental. Dans un communiqué parvenu à nos soins, la plateforme Avenir «Sénégal bi ñu bëgg» exprime son indignation et dénonce le «laxisme du gouvernement du Sénégal constitutif d’une violation massive et grave des droits élémentaires des enfants». L’Etat laisse tous les enfants, y compris ceux qui n’ont pas l’extrait de naissance, s’inscrire au cours d’initiation, pour gonfler son taux brut de scolarité, afin de s’en vanter et de pouvoir le monnayer auprès des bailleurs de fonds, s’esclaffe CheikhTidiane Dieye, membre du secrétariat de ladite Plateforme. L’Etat laisse ensuite ces enfants à eux-mêmes, pendant plus de six ans, entre les mains de parents qui n’assument pas leurs propres devoirs. Et au moment de passer le premier examen de leur vie, il leur prive d’un droit inaliénable à l’éducation, à cause d’un document administratif élémentaire qu’il n’a pas été capable de leur garantir, s’offusque-t-il, la mort dans l’âme. Ainsi, la plateforme interpelle-t-elle les familles, les autorités religieuses et coutumières, ainsi que les bailleurs de fonds qui financent l’éduction nationale à coups de milliards, sur l’urgence de trouver une solution à ce fléau d’un autre âge. Toutefois, la Plateforme Avenir rappelle que toute solution à trouver doit respecter les droits des enfants à poursuivre leur scolarité. Et en qu’en tout état de cause, ces enfants ne devraient être les victimes de nos incompétences, avertit M. Dieye.

Mouhamadou BA

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