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Exécution des projets de l’Omvg : Les populations dénoncent les lenteurs

Les populations des régions de Gabou, en Guinée-Bissau, de Bassé, en Gambie, de Koundara, en Guinée Conakry, et Vélingara, au Sénégal, dénoncent les lenteurs constatées dans la réalisation des projets intégrés de développement mis en place par l’Omvg dans les zones précitées.

Source : Walf Fadjri
(Correspondance) – Les populations et les autorités locales de Vélingara (Sénégal), de Gabou (Guinée Bissau), de Bassé (Gambie) et de Koundara (Guinée Conakry) ne comprennent toujours pas la durée de la période d’installation du projet intégrés de développement que devait mettre en place l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg). Elles n’ont pas manqué d’étaler leurs inquiétudes du fait que ce projet doit prendre fin dans deux ans, c’est-à-dire en 2OO9, alors que le projet était sensé démarré en 2003. Il ne l’a été qu’en 2005. Ils l’ont dit au ministre bissau-guinéen chargé des Ressources naturelles et de l’Environnement, Soares Sambu, par ailleurs président en exercice du Conseil des ministres de l’Omvg.

Au cours de la tournée effectuée à Bassé, Pirada et Vélingara, en compagnie d’une forte délégation du secrétariat exécutif, il a déclaré : ‘Nous regrettons ces lenteurs qui sont indépendantes de notre volonté. Il faut comprendre que les procédures de décaissement de la Bad ne sont pas aussi simples qu’on le pense. Cependant, j’ai donné des instructions pour qu’à la fin de la tournée, le Secrétariat exécutif et le personnel du projet puissent se réunir, discuter pour voir dans quelle mesure accélérer la réalisation des différents projets’.

Auparavant, Soares Sambu a révélé que l’objet de sa visite dans les zones d’intervention de l’Omvg, ‘c’est de constater le niveau d’exécution des différents projets en cours de réalisation à Bassé en Gambie, Koundara, en Guinée Conakry, Pirada et Pythie en Guinée-Bissau et Vélingara au Sénégal. Il s’y ajoute les visites de courtoisie aux autorités locales et surtout le site de Vélingara où le siège sous-régional de l’Omvg est en construction’.

A noter qu’un projet de développement rural test est en cours de réalisation dans trois communautés rurales de la région de Bassé (en Gambie), dans le département de Vélingara (au Sénégal), à Pirada (en Guinée Bissau) et dans cinq communautés rurales en Guinée Conakry.

Dans la composante construction de routes, selon le coordonnateur du projet Kabir S. Sonko, ils vont dégager une enveloppe de 17 milliards pour la réalisation de routes sous-régionales. L’objectif est de réussir une intégration économique et sociale de la sous-région en facilitant la circulation des biens et des personnes entre ces quatre pays.

Abdoulaye Courou Diallo, directeur des recherches, de la planification et des infrastructures de l’Omvg, a soutenu que ‘le volet énergie a trois composantes : il y a d’abord l’aménagement de Samba Ngalou situé sur le fleuve Gambie, entre la Guinée et le Sénégal, qui a un réservoir de 3,8 milliards de m3, avec une puissance installée de 128 mégawatt pour une capacité de production de 402 Giga watt/heure. Il y a un autre aménagement situé sur le fleuve Konkouré intitulé Kaléta intégré au programme énergie de l’Omvg suite à une décision qui a été prise lors du 30e sommet du Conseil des ministres.

C’est un site très important qui apportera 946 Giga watt/heure, une puissance installée de 240 mégawatt. Les deux ouvrages apporteront 368 mégawatt pour un production d’au moins 1 340 Giga watt/heure. Nous avons une ligne d’interconnexion qui permettra d’alimenter les différentes localités des quatre pays’, énumère-t-il. C’est une ligne qui fera 1 500 km avec quinze postes dont celui de Tamba qui va permettre de raccorder Vélingara, Fatoto et toute la Zone de Bassé en Gambie.

A l’horizon 2010/2012, ce projet va permettre d’arrêter tout ce qui est thermique dans la zone, a précisé Abdoulaye Courou Diallo. Il y aura une interconnexion avec le réseau de la Sénélec du côté de Kaolack, à partir de Touba-Tobène qui rejoindra par ricochet celui de l’Omvs. En Guinée-Conakry, l’est de la Sierra Léone et de la Guinée peuvent être servis à partir du poste de Lissan. Du côté de la Gambie, toute la zone de Farafégné, de la partie sud, nord du pays et la capitale Banjul seront alimentés en électricité grâce au poste de Birkama. Les postes de Bissau et Banbadinka permettront d’alimenter les différentes zones ciblées par le projet. Le coût de ce projet intégrateur est estimé à 857 millions d’euro, soit plus d’un milliard deux cent millions de dollars.

Selon Abdoulaye Courou Diallo, lors de la première table-ronde des 19 et 20 avril derniers, des intentions de financement à hauteur de 400 millions d’euros ont été enregistrées. Avant de conclure, le directeur des infrastructures, de la planification et des infrastructures de l’Omvg a révélé que ‘le financement sera bouclé lors de la deuxième table-ronde qui coïncidera avec le démarrage des travaux prévu vers la fin de l’année 2007 ou, dans le pire des cas, en début 2008’.

Après les étapes de Vélingara et Bassé en Gambie, le ministre de l’Environnement de Guinée-Bissau, Soares Sambu en compagnie de sa forte délégation continue sa visite à Paroumba, en Guinée Conakry et en Guinée-Bissau. Une tournée qui prendra fin samedi prochain.


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