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Exploitation du fer de la Faleme : Kumba en justice contre le Sénégal, suite à l’accord avec Mittal

La compagnie sud-africaine Kumba Iron Ore (Kio, ex-Kumba Resources), filiale du groupe Anglo-American, a décidé d’enclencher une procédure judiciaire contre la Miferso (Mines de fer du Sénégal oriental, société publique sénégalaise) avec laquelle les Sud-africains avaient scellé un partenariat pour l’exploitation du fer de la Falémé, dans l’extrême sud-est du Sénégal.

Source : Walfadjri
Cette décision des Sud-africains, qui affirment avoir arrêté leurs opérations sur le terrain, est le dernier rebondissement dans cette affaire, qui dure depuis plus d’un an et qui oppose l’Etat sénégalais à la société sud africaine.

Kumba affirme en effet que ses droits ont ‘été spoliés’ par la partie sénégalaise. ‘Nous avons entamé les procédures judiciaires au Sénégal’, a confié Ras Myburgh, directeur général de Kio à des publications spécialisées sur les questions minières, tout en précisant que c’est ‘une affaire très sensible’ pour expliquer son refus de fournir plus de détails.

Un haut reponsable de la société sud africaine a confirmé à Ouetsafnews que la procédure est en cours et qu’elle vise la Miferso, société étatique sénégalaise et partenaire de Kumba au moment de la signature du contrat portant sur le fer de la Falémé.

En février dernier, le géant mondial de la sidérurgie, Arcelor Mittal avait annoncé avoir signé un contrat avec le gouvernement du Sénégal pour un montant de 2,2 milliards de dollars, soit plus de 1000 milliards francs Cfa concernant le même site.

Auparavant le ministre sénégalais des Mines, Madické Niang, avait annoncé début 2006 que le Sénégal était en pourparlers avec Mittal, le géant indien, soulignant à l’époque que la compagnie sud africaine n’était pas allée au bout de ses engagements.

Les responsables de Kumba avaient alors réagi avec surprise et s’étaient offusqués de la décision. Par la suite, Kio avait annoncé qu’elle se réservait d’entreprendre ‘toute action légale’ pour être rétablie dans ses droits lorsqu’elle aura reçu confirmation de son exclusion du projet.

Depuis les premières déclarations du ministre Niang, l’affaire reste très peu médiatisée au Sénégal, le gouvernement faisant très peu de déclarations à propos du dossier.

Dans une note d’information très laconique, Kumba a par ailleurs annoncé qu’elle pourrait au besoin porter l’affaire devant une instance ‘d’arbitrage internationale’.

Cette éventualité n’était pas écartée par la partie sénégalaise au moment du début des négociations avec Mittal. Dans une interview au quotidien le Soleil, le ministre Madické Niang, répondant à une question sur d’éventuelles poursuites judiciaires devant des tribunaux internationaux, avait affirmé : ‘Ça ne manquera pas. Mais, nous aurons nos arguments.’

Des tentatives d’associer toutes les trois parties (Sénégal, Mittal et Kio) dans le même projet avaient été essayées mais n’ont pas abouti.

Selon des sources autorisées, deux célèbres avocats du barreau sénégalais, Me Mame Adama Guèye et Me Boukounta Diallo, font partie de l’équipe qui défendent les intérêts des Sud africains.


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