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Exploitation du gaz au Sénégal- L’utilisation « utopique » des dirigeants

  • Date: 10 février 2016

Le Sénégal va peut-être, après l’utilisation du vapeur, se débarrasser des problèmes de l’électricité. En tout cas, c’est le rêve que veut réaliser le Gouvernement, à en croire le Directeur général de PETROSEN, Mamadou Faye, qui compte aller vers la pétrochimie.

Après la découverte du gaz, le Gouvernement du Sénégal trouve déjà un marché de ce liquide précieux. En effet, le Directeur général de la Société des pétroles du Sénégal (PETROSEN) a confié à l’Aps : « Dans les découvertes de gaz, c’est le marché du gaz qui est visé en premier lieu. Nous pensons que le principal marché doit être l’électricité au Sénégal ». Par ailleurs, le patron du pétrole sénégalais se soucis de l’avenir de ce pays, après la découverte de la vapeur. Il explique également les projets de l’État sur l’exploitation en cours, entre autres, la politique qu’il compte mener. « La seconde phase, c’est d’aller vers la pétrochimie, à travers l’exportation du produit liquéfié », soutient-il. Et de renchérir : « Le gaz, on va en tirer beaucoup de sous-produits. Ces produits peuvent être transformés localement pour faire de la pétrochimie avec des dérivés tels que la peinture, les matières plastiques. »

À cet effet, le Dg de PETROSEN prédit déjà la place du Sénégal après son positionnement dans l’industrie de la pétrochimie. « Si, aujourd’hui, nous nous positionnons dans l’industrie de la pétrochimie, le Sénégal peut être un pôle en Afrique de l’Ouest dans ce domaine. Ce nous permettra de déployer une industrie », dit-il. Poursuivant son propos, il ajoute : « Il y a une méthode très rapide qui sera utilisée pour entrer en production en 2020. Le gaz est un peu particulier par rapport au pétrole ».
Pour rappel, depuis quelques années, l’énergie est l’un des nombreux problèmes que les différents gouvernements sénégalais ont du mal à régler. Ce secteur a néanmoins connu une hausse de la production d’électricité de 6,5% en 2014, après une amélioration de 4,7% en 2013. Une accélération imputable aux progrès réalisés dans le domaine de l’électricité à travers la réhabilitation des capacités de production, la mise en place de capacités additionnelles, ainsi que par le biais de l’installation de nouvelles centrales. Malgré cela, le secteur de l’énergie continue de faire face à des difficultés marquées essentiellement par un déséquilibre financier qui s’est considérablement accentué, malgré les révisions tarifaires et les subventions consenties par l’État, ainsi que par une production d’énergie électrique insuffisante pour satisfaire une demande croissante.

Notons aussi que le manque de fiabilité et le coût élevé de l’approvisionnement en électricité ont constitué un frein pour la croissance économique du pays, ces dernières années. En 2011, les pannes de courant successives ont duré jusqu’à 30 heures dans certaines régions du pays, ce qui a affecté la bonne marche des affaires et provoqué des manifestations généralisées. La capacité totale de SENELEC s’élevait à 640 MW en 2010, mais il lui manque régulièrement 30 à 50 MW. La croissance du PNB du Sénégal était de 2 % en 2011 ; elle est bridée par les insuffisances du secteur énergétique ainsi que par la baisse de la production agricole due à la sécheresse.

Khady Thiam COLY (Stagiaire)

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