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EXPORTATION DE PRODUITS HALIEUTIQUES VERS L’UE : Le Sénégal conserve son agrément

« L’office vétérinaire de l’Union européenne a confirmé à la direction de l’industrie et de transformation des produits de la pêche que le Sénégal conservait son agrément ». Ces propos sont ceux du Ministre d’État, Ministre de l’Économie Maritime et des Transports Maritimes, hier, en marge de la réunion de concertation sur l’hygiène et la salubrité dans la transformation artisanale des produits de la pêche. Djibo Leity Kâ a affirmé que « l’agrément national à l’exportation est une affaire réglée ».
Djibo Kâ, ministre de l’Economie maritime

Au terme de la visite de dix jours des inspecteurs de l’office vétérinaire de l’Union européenne, selon M. Djibo Kâ des mesures importantes ont été prises. « La mission a confirmé à la direction de l’industrie et de transformation des produits de la pêche qui est l’autorité compétente que le Sénégal conserve son agrément. En attendant de communiquer au Sénégal un rapport exhaustif, la mission a tenu à le dire parce qu’elle est satisfaite », a-t-il affirmé. Cependant, M. Kâ dit avoir déjà les éléments rassurants de ce document.

C’est pourquoi il s’en réjouit et félicite aussi les industriels sénégalais de la pêche, les pêcheurs artisanaux mais aussi l’ensemble des ministères qui l’ont aidé dans les négociations. Comme l’agrément est déjà un acquis, l’heure est à la modernisation des sites. « Je souhaite m’attaquer maintenant aux sites de transformations des produits de la mer qui sont des sites traditionnels installés le long des cotes dans certaines villes mais qui jusqu’à présent étaient laissés à eux-mêmes », a indiqué le Ministre. Il ajoute que « si nous y mettons plus de propreté dans ces sites, je suis persuadé que nous pouvons avoir d’autres parts de marchés dans la région africaine mais également en Asie… avec 20 000 tonnes d’exportation de ces produits transformés.

En ce moment là nous pouvons être plus compétitif ». À l’entendre, les sites ont besoin de propreté, d’une très grande salubrité mais également d’hygiène absolue.. « Nous allons mettre en œuvre les mesures que j’ai édictées. Le premier Ministre va certainement accepter de présider un conseil interministériel sur le sujet. C’est un secteur essentiel dans la politique économique du Sénégal », a promis M. Djibo Kâ. Par ailleurs, des réformes sont préconisées. « Nous allons revoir l’ensemble de la réglementation car la plus récente date de 1969. Nous allons définir un type de site de transformation avec des normes. Et cela, pour qu’un nouveau site soit ouvert, qu’il soit agréé par la direction des pêches maritimes pour voir qu’il respecte un minimum d’hygiène, de salubrité et un environnement propre », a-t-il notamment dit.

Il compte d’abord instaurer au sein de la direction des pêches maritimes un corps de contrôle inopiné et ensuite élaborer un plan d’aménagement avec des conditions d’ouverture d’un site. Mais attention, dit-il « non pas pour réprimer mais pour sensibiliser les populations et les informer ». À l’en croire, plusieurs sites n’ont pas d’électricité, ne sont pas raccordés en eau et ne sont pas clôturés. « Nous allons demander au ministère d’Assainissement d’introduire dans son plan l’assainissement des sites de transformation des produits halieutiques », a-t-il conclu


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