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Exposition à la galérie Arte : Le wax s’étoffe en toute élégance

La Galerie Arte – sise à l’immeuble Lahad Mbacké, avenue Abdoulaye Fadiga, accueille, jusqu’au 9 juillet, l’exposition Wax-art. Elle regroupe les créations du photographe Malick Welli et du designer – textile Amadou Mbodj.

Le textile est tendance. Le wax se décline sous toutes les coutures. Cet imprimé très prisé par les Africains a fini d’investir les vitrines des grands magasins mais aussi les podiums de grands créateurs. Sur cet élan, la Galerie Arte de Dakar, sise à l’immeuble Lahad Mbacké sur l’avenue Abdoulaye Fadiga, accueille jusqu’au 9 juillet l’exposition Wax-art. Elle regroupe les créations du photographe Malick Welli et du designer textile Amadou Mbodj. Les deux artistes ont décliné leurs œuvres autour d’un tissu qui a traversé des époques.

Dans son approche, Welli a présenté deux séries de photographies : « Cogito » et « Happy nappy ». Dans le tableau « Obone et Noémie », le photographe a immortalisé une Afrique qui berce l’humanité, qui couvre le monde de son « sourire doux et généreux », avec la promesse de veiller sur sa descendance. Peu importe la couleur de la peau. Cet humanisme s’illumine avec délicatesse dans l’expression du visage de cette jeune femme noire qui porte sur son dos un nourrisson blanc.

Sur la même ligne, Malick Welli chante dans « Amy et Raphaëlle », une « Afrique forte et sensible ». Sous l’objectif du photographe, le continent soutient la vie à bout de bras et défie les douleurs de l’accouchement, l’affliction née de l’exclusion et de la discrimination. De quoi inspirer la consultante ivoirienne, Guilene Assamoi, dans la série « Cogito » : « Sensible mais déterminée, méconnue, mais battante, meurtrie mais inébranlable, l’Afrique engendre, materne et nourrit le peuple du monde depuis la nuit des temps ». Ainsi, analyse Assamoi, « De richesses naissent des modèles, des talents, des entrepreneurs qui participent au développement de ce monde, dont elle est le garant ». Pour l’occasion, des Africaines intellectuelles, d’horizons différents, porteuses de vie posent avec beaucoup de générosité.

« Je prends le wax comme un support de communication pour véhiculer des messages autour de l’enfance, la mère, la famille », explique pour sa part M. Welli. Il se définit comme un photographe humaniste avec un œil socio-anthropologue qui montre une Afrique positive loin des clichés. Sur ce registre, le designer-textile Amadou Mbodj a un talent à revendre. Il dessine depuis plus de 50 ans des maquettes de tissus wax. Il a été formé à l’ancien Institut privé artistique Bieth et Perret de Dakar dans les années 60…. Cette époque coïncide avec la foisonnante période artistique de l’Ecole de Dakar. Aujourd’hui, la Galerie Arte, sous la direction de Joëlle le Bussy, lui rend hommage.

Pour cette exposition, M. Mbodj a imprimé son savoir-faire. Un brin nostalgique, il a redessiné, pièce par pièce, à l’encre de chine et à la gouache comme à la belle époque. Avec un sens de la précision, le graphique est d’une rare pureté sur fond de couleurs vives et chatoyantes.

L’ancien chef d’atelier a été à la base de la chaine de production de wax des deux grandes sociétés sénégalaises de production textile, Sotiba Simpafric et Cosetex, fermées depuis plus d’une quinzaine d’années.

L’exposition Wax-art est à voir jusqu’au 9 juillet à la Galerie Arte-sise à l’immeuble Lahad Mbacké, avenue Abdoulaye Fadiga.

Le Soleil E. M. FAYE

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