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F8: Facebook s’intéresse-t-il à notre temps de cerveau disponible ?

Lors de la keynote du deuxième jour, Facebook a bien évidemment dévoilé ses projets à court terme, mais n’a pas pu s’empêcher de donner un aperçu des projets qui occupent les départements de recherche et développement de la société. Et la conférence a donc été l’occasion de présenter plusieurs « moonshots », terme emprunté à Google et qui désigne les projets visant à porter leurs bénéfices sur le long terme.

Regina Dugan, directrice de la division Building 8 chez Facebook, est donc venue présenter sur scène les ambitions de Facebook en matière de nouvelles interfaces entre humains et machines. Comme tout le reste de la Silicon Valley, Facebook travaille évidemment sur des outils de reconnaissance vocale et d’intelligence artificielle afin de rendre les ordinateurs capables d’obéir au son de nos voix, mais Facebook veut également voir plus loin.

Pour la société, l’avenir des interfaces passera par de nouveaux moyens de communication permettant un échange d’information bien plus efficace que celui que permet la langue. « Notre langue n’est rien de plus qu’un algorithme de compression de l’information, et il est loin d’être irréprochable » a expliqué ainsi Regina Dugan. Les équipes de chercheurs planchent donc aujourd’hui sur le développement d’interfaces pouvant permettre de communiquer via la pensée avec une machine.

L’épineuse question des capteurs

Une solution qui est actuellement techniquement possible aujourd’hui, mais qui nécessite la pose d’implants spécifiques sur le cerveau du sujet pour lui permettre de manipuler un curseur uniquement via la pensée. La prouesse d’une souris contrôlée uniquement par la pensée n’est donc pas irréalisable, mais un problème de taille se pose pour Facebook : comment parvenir à diffuser cette technologie au grand public ? On peut difficilement envisager d’opérer toute la population pour poser des implants.

L’objectif de Facebook est donc de parvenir à concevoir un appareil qui viendrait rendre possible ce type de communication sans nécessiter une intervention chirurgicale. C’est précisément le rôle de building8, la division de Facebook dédiée au hardware et cette conférence a été l’occasion pour Facebook d’évoquer les premières pistes envisagées par ses chercheurs. Pour l’instant, les chercheurs estiment que les systèmes d’imagerie neuronale sont les plus à même de répondre à ce défi. Mais pour l’instant, ces méthodes présentent encore de nombreux obstacles et Facebook n’hésite pas à explorer d’autres pistes sur le chemin de la communication silencieuse.

Ainsi, dans une expérience montrée à la conférence, un ingénieur de Facebook parvient à communiquer en silence avec sa collègue équipée d’un capteur sur son bras. Pas besoin de se parler, le destinataire des messages « ressent » à travers son bras droit les messages que l’autre lui envoie depuis son smartphone.

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