POLITIQUE

FACE-À-FACE AVEC LE JUGE DU 2ÈME CABINET- Oumar Sarr reconnait être le signataire du document

  • Date: 20 janvier 2016

 Face au  juge du deuxième cabinet, Oumar Sarr a reconnu être le signataire du document qui lui a valu une incarcération. Le Coordonnateur national du Pds souligne qu’il a seulement donné, en tant que chef de parti, son avis sur un débat politique. Par ailleurs, ses avocats ont introduit une demande de mise en liberté provisoire.

Le Coordonnateur national du Parti démocratique sénégalais (Pds), Oumar Sarr, a été, hier, au Palais de justice de Dakar. Le responsable libéral a été auditionné par le juge du deuxième cabinet qui, on le rappelle, l’avait inculpé pour faux en écritures privées authentiques et diffusion de fausses nouvelles dans l’affaire Lamine Diack. C’est vers les coups de 12 heures 30 minutes que le Maire de Dagana, Oumar Sarr, est apparu au Palais de justice de Dakar. Il a été conduit rapidement au bureau du juge du deuxième cabinet où il restera jusqu’à vers 16 heures. Pendant tout ce temps, munis de leurs écharpes, des parlementaires ont passé la journée aux côtés des nombreux militants qui étaient venus apporter leur soutien au Maire de Dagana. Parmi les autorités qui étaient, hier, au Palais de justice de Dakar, on peut citer Aïda Mbodji, le ministre Habib Sy, Doudou Wade, Mamadou Lamine Keita, entre autres, cadres du Pds. À la sortie du bureau du juge, les avocats n’ont fait aucune déclaration. Pourtant, la foule, qui était restée dehors, était impatiente de savoir le sort qui a été réservé au tonitruant compagnon de Wade. Toutefois, les militants scandaient : « Libérer Oumar Sarr…Libérer Oumar ». Ils seront dispersés par les gendarmes pendant que les journalistes cherchaient un interlocuteur, en vain. C’est sur ces entrefaites qu’un des avocats d’Oumar Sarr, en l’occurrence, Me Adama Fall a, au bout du fil, expliqué ce qui ressort de leur face-à-face avec le juge.

Ses avocats introduisent une demande de mise en liberté provisoire

Selon la robe noire, Oumar Sarr a exprimé son avis et il n’a fait que commenter, comme beaucoup de Sénégalais, l’article qui est paru dans le journal « Le Monde ». (Ndlr : Cet article indiquait que la campagne de Macky Sall a été financée par l’argent russe avant de sortir un démenti). Me Adama Fall indique : « Oumar Sarr est un chef de parti et ses actes entrent dans le cadre de ses attributions. Il est regrettable, au moment où nous parlons de démocratie, qu’un député du Peuple soit arrêté et envoyé en prison. C’est une violation des règles qui régissent l’immunité parlementaire ». L’un des défenseurs du libéral renseigne que leur client a reconnu, devant le juge, être le signataire du document avant d’expliquer son contenu. Pour expliquer les raisons qui l’ont poussé à signer ce document, Oumar Sarr a révélé en tant que chef de parti, qu’il a pour mission de participer aux débats et à la vie politique du pays. Par ailleurs, les avocats ont introduit une demande de mise en liberté provisoire. Il faut dire que le juge va saisir le Procureur qui fera ses observations avant que le juge ne statue sur ladite demande. Toutefois, Me Adama Fall estime que les autorités judiciaires prendront conscience de la situation et abandonneront les poursuites.

Cheikh Moussa SARR

Réactions…réactions…réactions

Me El Hadji Diouf : « Oumar Sarr a été arrêté arbitrairement et illégalement »

« Je suis là, aujourd’hui (hier), pour soutenir mon collègue, Oumar Sarr, député et chef de l’opposition sénégalaise dont le parti est majoritaire à l’Assemblée nationale. On l’a arrêté arbitrairement, illégalement parce qu’il est député et les conditions ne sont pas réunies pour son arrestation. On nous a parlés de flagrants délits mais alors, pourquoi on ne l’a pas jugé devant le Tribunal des flagrants délits. Pour dire que tout cela est arbitraire, illégal et inacceptable. C’est pourquoi, je suis venu en tant que député pour manifester ma solidarité à mon collègue Oumar Sarr. Parce qu’aujourd’hui, c’est lui qui est victime de l’arbitraire et demain ça peut être El Hadji Diouf. Donc, il faudrait qu’on soit solidaire et respectueux des principes républicains. Il faut que force reste à la loi et qu’Oumar Sarr soit libéré immédiatement. »

Thierno Bocoum, député : « Oumar Sarr a été victime d’une injustice »

« Je suis là pour représenter une double casquette. Je suis là en tant que homme politique membre de l’opposition, membre d’un parti de l’opposition qui véritablement considère que de plus en plus, il y a une logique du pouvoir qui va dans le sens de s’en prendre aux hommes politiques de l’opposition. Dès l’instant qu’une personne est identifiée comme faisant partie de ceux qui disent non au pouvoir du Président Macky Sall, comme faisant partie de ceux qui assument leur position d’opposant, lorsque cette personne est identifiée on profite de toutes les actions pour essayer de la faire taire. C’est ça qu’on a noté depuis pas mal de temps. Vous l’avez tous vu, au Sénégal, il y a maintenant énormément de prisonniers politiques et en tant que homme politique et membre de l’opposition, nous sommes venus soutenir Oumar Sarr qui a été victime d’une injustice parce que tout simplement il a assumé sa position d’opposant. Je suis là également en tant que député parce qu’Oumar Sarr bénéficie d’une immunité parlementaire. Son immunité devait être levée avant qu’il ne soit incarcéré. La loi a été violée et ce sont les députés dans leur ensemble qui sont attaqués et menacés. Parce qu’il s’agit, aujourd’hui, d’une décision unilatérale du pouvoir de s’en prendre à qui il veut sans pour autant tenir compte des dispositions de la loi et ça nous ne pouvons pas l’accepter. »

Aida Mbodj, député : «  Il n’y a aucun respect de la séparation des pouvoirs »

« On a mis en lice la levée d’immunité parlementaire, ils (les membres de Benno Bokk Yakaar « BBY ») se sont rendu compte de leurs erreurs car chaque levée d’immunité est propre à une affaire ; ils avaient même induit en erreur le président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar (BBY) qui disait que l’immunité parlementaire d’Oumar Sarr a été levée depuis 2013 et quand ils se sont rendu compte de leurs erreurs, ils se sont rabattus sur le flagrant délit en violant les dispositions du règlement intérieur et sans aucun respect de la séparation des pouvoirs ; ce qui constitue un recul démocratique. »

Cheikh Moussa SARR

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