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Face à la hausse des prix : l’Etat opte pour un plan marketing

Un Plan marketing, c’est ce que propose l’Etat du Sénégal pour juguler la hausse des prix de certains biens de consommation courante. Même si le gouvernement n’a pas les coudées franches face aux facteurs exogènes.

Source :Walf fadjri
A court terme, un plan marketing et de transparence des prix sera entrepris à court terme. Ceci pour offrir une meilleure information du consommateur et de la protection de son pouvoir d’achat’. C’est en ces termes que le ministre du Commerce, Amadou Abibou Ndiaye, a répondu, avant-hier, à la question orale posée par le député du Mouvement Tekki, Ndèye Fatou Touré, sur la hausse des prix de certains biens de consommation courante. A côté du ministre délégué en charge du Budget, Ibrahima Sarr, lors de cette séance plénière, l’hôte de l’Assemblée nationale justifie que, désormais, une autre approche de la politique commerciale s’impose pour le Sénégal qui se doit, comme le recommande le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, d’entreprendre, sans délai, une série d’actions visant à faciliter l’adaptation de l’économie sénégalaise à cette nouvelle évolution des échanges mondiaux.Une démarche qui devrait se traduire aussi par une plus grande réaction donnée au secteur de l’agriculture. Aussi, a-t-il tenté de justifier la hausse, ces derniers temps, des prix des denrées de première nécessité.

A l’occasion, Amadou A. Ndiaye a révélé que la demande en matières agricoles alimentaires au niveau mondial suit de plus en plus une courbe croissante, alors que l’offre mondiale de produits alimentaires est aujourd’hui réduite en raison de la sécheresse dans certains pays fournisseurs notamment ceux de l’Amérique latine. A cela s’ajoutent aussi d’autres facteurs comme la hausse des coûts du fret, la baisse du cheptel laitier, la forte diminution, voire la disparition des stocks. Mais également, ajoute M. Ndiaye, la modification des mécanismes d’aide, jusque-là en vigueur, au niveau de notre principal partenaire commercial, à savoir l’Europe, est venu s’ajouter à ces éléments déstabilisateurs du système. En outre l’intérêt croissant pour les biocarburants a fini d’entraîner une modification de la fonction alimentaire de l’agriculture mondiale.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, était déjà monté au créneau devant le Conseil de la République pour les affaires économiques et sociales (Craes). Et c’était pour faire part de ses soupçons sur une ‘organisation’ de la rareté des produits pour jouer sur le renchérissement des prix. A cette occasion, il avait révélé que le gouvernement du Sénégal n’est pour rien dans la hausse presque généralisée des prix des denrées de première nécessité avant de déclarer que notre pays est victime de sa posture d’importateur de la plupart de ses produits de consommation. Lui aussi justifiait que le déficit de production au niveau des exportateurs, fait que des pays comme le Sénégal font face aux difficultés de disponibilité des produits. ‘Certains pays ont décidé d’une rétention pour la consommation de leurs propres populations’, renseignait M. Diop. C’est le cas du lait, du riz entre autres.

Pour ce qui est du riz, le ministre d’Etat Abdoulaye Diop avait révélé que les pays importateurs font de plus en plus face à des difficultés pour assurer le transport par bateau. Car, assure-t-il, le fret est devenu très cher et le Sénégal n’a aucune marge de manœuvre face à cette situation. En ce qui concerne les produits pétroliers, il avait estimé que leurs prix sont allés au-delà de nos capacités d’importation, donc de paiement en ce qui concerne la Senelec et la Société africaine de raffinage (Sar). ‘Nous avons beaucoup de difficultés et notre déficit commercial devient de plus en plus important du fait du renchérissement des produits pétroliers sur lesquels nous ne pouvons agir’, s’était-il désolé.


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