Accueil / SOCIETE / Face au mutisme de l’Etat Les travailleurs de la justice décrètent une grève de 48 heures

Face au mutisme de l’Etat Les travailleurs de la justice décrètent une grève de 48 heures

Le secteur de la justice encore à l’arrêt. Les travailleurs ont décrété une grève de 48 heures pour obliger le gouvernement à se pencher sur leurs revendications.

« Le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST), dans son troisième plan d’action, a décrété un mot d’ordre de grève de 48 heures, les jeudi 5 et vendredi 6 avril 2018, sur toute l’étendue du territoire national, pour protester contre le dilatoire et le manque d’attention affichés par le gouvernement par rapport à ses revendications », peut-on lire dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Poursuivant, le document indique qu’à ce jour, le gouvernement n’a posé aucun acte conséquent dans le sens de résoudre la crise qui couve dans le service public de la Justice. Depuis le début du deuxième plan d’action du Sytjust, la semaine dernière, il y a un mutisme total constaté du côté du gouvernement. « Cet état de fait renforce les travailleurs de la Justice dans leur forte conviction de lutter davantage pour une prise en charge adéquate de leurs légitimes revendications qu’ils ont valablement formulées depuis des années sans aucune satisfaction », a-t-on appris. En effet, la posture du Sytjust a assuré pendant des années la stabilité et la sérénité nécessaires à l’exercice du pouvoir Judiciaire. Malheureusement, le gouvernement n’a pas mis à profit cette bonne disposition des travailleurs de la Justice. Pour rappel, le Syjust exige du gouvernement l’adoption : du projet de décret modifiant le décret n° 2010-707 du 10 juin 2010 portant organisation et fixant les règles de fonctionnement du Centre de Formation judiciaire (CFJ); du projet de décret modifiant le décret n° 2011-509 du 12 avril 2011 portant statut particulier des fonctionnaires de la Justice;

du projet de décret fixant le mode de répartition des sommes versées au titre des droits de délivrance des actes en matière civile, commerciale, criminelle, correctionnelle, de simple police, des sommes retenues sur paiements effectués dans le cadre des saisies-rémunération et d’apposition de la formule exécutoire sur les ordonnances de contrainte en matière sociale;

du projet de décret fixant les droits de dépôt et de délivrance des actes en matière civile et commerciale, et d’apposition de formule exécutoire sur les ordonnances de contrainte en matière sociale;

du projet de décret modifiant le décret n° 2014-769 du 12 juin 2014 abrogeant et remplaçant le décret n° 91-490 du 8 mai 1991 fixant les conditions d’attribution et d’occupation des logements administratifs. Par ailleurs, le Sytjust attend du gouvernement l’ouverture de négociations sérieuses relatives: à l’octroi d’indemnité de logement ;

à l’octroi d’une prime d’incitation à la célérité ; à l’augmentation de l’indemnité de participation à la Judicature.

Cheikh Moussa SARR

À voir aussi

Mort d’un jeune à Thiaroye: La police encore incriminée

La police est de nouveau citée dans une bavure ayant conduit à une mort d’homme. …

Jour de vérité pour Imam Ndao !

Après plusieurs semaines d’attente, imam Alioune Badara Ndao et Cie seront édifiés sur leur sort, …