FACULTE DES SCIENCES JURIDIQUES Une inédite catastrophe

L’Université Cheikh Anta Diop fut, au Sénégal et en Afrique, une institution de l’esprit et du savoir qui en faisait un silo intarissable de l’intelligentsia africaine et le berceau de la République du Sénégal. Aujourd’hui, elle est devenue un simple domaine de croisement et d’hybridation d’une jeunesse perdue et abandonnée à elle-même dans le labyrinthe d’arcade et de voussure où les étudiants vont partout et ne s’orientent nulle part.

Depuis des années, aucun quantum horaire n’est atteint. Sur neuf mois, les étudiants ne suivent laborieusement et malaisément les cours magistraux et les TD que quatre à cinq mois. Tout le reste de l’année académique demeure cadencée de grève, de lutte contre l’injustice, la désinvolture d’un Etat dépassé, les apesanteurs autoritaristes d’un ministre déphasé et la réclamation d’un droit naturel et atavique, celui de disposer d’infrastructures en phase avec le climat actuel de la civilisation universitaire qui permet au reste du monde de suivre la marche du temps.

Le cas de la Faculté des Sciences Juridiques est un désastre inédit et une ahurissante calamité. Les Professeurs sont en grève permanente. Les étudiants sont en mouvement presque ininterrompu.  Ils ne disposent ni de salles de lecture pour une culture juridique féconde, ni d’infrastructures de recherches, indispensable nécessité pour des études universitaires concluantes.

Les conséquences de tels désastres que vivent les enseignants et les étudiants de la Faculté des Sciences Juridiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar sont des résultats inconcevables, inimaginables, effrayants et effroyables jamais vu dans ce campus. Ces résultats sont uniques en Afrique et impensables ailleurs.

La responsabilité du Ministre de l’Enseignement Supérieur est engagée. Il est aussi chargé de la Recherche scientifique alors que les étudiants des Facultés ne disposent d’aucun moyen de recherches universitaires, ne bénéficiant d’aucune condition pour en jouir de droit. La situation est très grave et nul ne s’en rend compte.

La faculté des Sciences Juridiques est la plus attardée de l’Université de Dakar. Au moment où les autres Facultés préparent le 1er semestre de l’année académique 2016-2017, cette Faculté en est encore au 1er semestre de l’année écoulée, celle de 2015-2016, et plus grave, avec une Session unique. Du jamais vu dans aucune Université du monde !

Des centaines et des centaines de jeunes risquent d’envahir l’escouade de chômeurs parce qu’étant des étudiants qui n’ont aucun moyen légal et légitime pour étudier. Jamais la Faculté des Sciences Juridiques de l’Université de Dakar n’a été dans une situation aussi désastreuse qui mène non seulement vers le cataclysme académique mais aussi vers une calamité sociale pour le Sénégal. Macky Sall est interpellé !  On n’abandonne pas une jeunesse appelée à prendre en main le destin national.

Domou rewmi

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One comment

  1. Encore deux ans à tenir ! Après mars 2019 et réélection du président de l’Apr, il y aura une nouvelle allocation des ressources de l’Etat en faveur de l’éducation. Courage !!!

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