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FATICK FINANCEMENT DU DÉVELOPPEMENT LOCAL : Le Pndl va injecter 1,8 milliard de francs Cfa

Le programme national du développement local (Pndl) va injecter dans les 33 communautés rurales de la région de Fatick une enveloppe de 1,8 milliard francs Cfa pour leur permettre de réaliser des infrastructures sociales de base et de mieux renforcer leurs capacités.
Aussi, les communes ne seront pas en reste. Il sera procédé à des signatures de convention de financements. L’annonce a été faite par le Secrétaire exécutif du Pndl, Cheikh Awa Balla Mbacké Fall, à l’occasion du lancement du programme dans la région, dans la salle de conférence du Conseil régional. C’était en présence du président Abdoulaye Sène, du gouverneur, Souleymane Ly, du nouveau directeur de l’Ard, Alassane Dia, des présidents de Conseil rural et des chefs de services.

Le Secrétaire exécutif du Pndl a souligné que cette journée de lancement du programme suit le processus qu’ils ont engagé pour la mise en œuvre du Pndl, précisant que le processus les a déjà conduits dans 6 régions du Sénégal pour expliquer aux différents acteurs la stratégie qui a été arrêtée au niveau du programme. Selon Cheikh Awa Balla Mbacké Fall, les acteurs qui sont ciblés sont principalement les élus locaux qui ont été au centre de la formulation du programme et pour lesquels ils ont envisagé une plus grande responsabilisation dans le programme en vue de leur permettre de mieux jouer leur rôle et de remplir leurs missions de développement local avec, bien entendu, la participation de tous les acteurs. « Pour ce faire, nous nous attaquons pratiquement à deux contraintes majeures à savoir le financement du développement local, donc les ressources et surtout les capacités de mise en œuvre au niveau des collectivités locales, parce que nous avons déjà diagnostiqué que ces deux contraintes importantes majeures en limitent grandement l’intervention des collectivités locales », a-t-il soutenu.

Financement du développement local

Aussi, a-t-il fait noter que le programme a été structuré en plusieurs composantes dont une pour l’appui à la décentralisation et la déconcentration et une autre principale qui est le financement du développement local en mettant en synergie les apports de l’État et des partenaires au développement. M. Fall a expliqué aux différents acteurs les critères qui ont présidé à la répartition des ressources provenant de l’État dans le cadre du Fonds d’équipement des collectivités et les fonds provenant des partenaires, notamment la Banque mondiale qui soutient cette première phase pour un coût de 25 milliards francs Cfa. « Pour les critères, nous ne sommes pas allés loin. Nous avons réfléchi à des critères objectifs, notamment la démocratie, l’étendue du territoire et le niveau de pauvreté. Nous avons une clé de répartition discutée et établie en relation avec les élus locaux depuis la formulation du programme ».

Ainsi, Cheikh Awa Balla Fall a indiqué que ces critères ont été appliqués dans leur programmation pour cette année pour les collectivités locales qui ont des capacités de mise en œuvre établies parce qu’elles ont élaboré leurs plans locaux de développement, leurs programmes annuels d’investissement. Il a précisé que pour ces collectivités locales, ils ont identifié déjà les volumes des ressources qui seront mises à leur disposition pour les investissements pendant l’année 2007 à savoir, aller jusqu’à 1,8 milliard francs Cfa pour les 33 collectivités locales ciblées dans la région de Fatick. Il faut y rajouter les communes pauvres comme Sokone, Gossas et Passy. Il faut retenir que dans ce mois d’avril, 9 communautés rurales vont bénéficier d’un financement global de 375 millions francs Cfa, au mois de juillet, 9 autres communautés pour un montant de 338.800.000 FCfa, tandis qu’au mois de septembre prochain, les 15 communautés rurales restantes vont recevoir une enveloppe globale de 593.400.000 francs Cfa. Et les deux communes de Fatick et de Foundiougne recevront chacune 40 millions francs Cfa. De plus, il est prévu une enveloppe de 475 millions francs Cfa destinée à l’appui technique. Ce qui fait au total, pour la région, en 2007, une enveloppe de 1,8 milliard FCfa. « Ce soutien va à l’ensemble des collectivités locales pour leur permettre de réaliser des infrastructures sociales de base pour l’accès des populations à des services sociaux qui correspondent à leurs préoccupations », a expliqué le secrétaire exécutif du Pndl qui attend des élus locaux plus d’engagement pour assurer les responsabilités qui sont les leurs. Il les a appelés à plus d’engagement à faire mieux que ce qu’ils ont fait, à cibler et à faire des réalisations qui correspondent aux préoccupations de leurs mandants et à avoir une meilleure gouvernance locale. Il devait insister sur l’importance du partenariat entre les différents acteurs avec les programmes qui interviennent dans la région comme le Programme bassin arachidier (Pba) basé à Kaolack, la capitalisation des acquis, la planification.

Contribuer à la réduction de la pauvreté

Il faut noter que le Pndl est un programme du gouvernement du Sénégal, appuyé par des partenaires au développement, notamment la Banque mondiale. Il s’inscrit dans le cadre des stratégies et politiques nationales en cours, en particulier la stratégie de réduction de la pauvreté. Ainsi, le programme a pour objectif de contribuer à la réduction de la pauvreté à travers l’action combinée des ministères sectoriels, des collectivités locales, des communautés de base et du secteur privé pour assurer, de façon efficace et durable l’offre de services socio-économiques de base aux populations les plus pauvres dans le cadre des politiques de décentralisation et de développement local.

Le président du Conseil régional de Fatick, Abdoulaye Sène, président du Conseil d’administration de l’Ard (Agence régionale de développement), a estimé que le Pndl est l’un des projets les plus essentiels pour le développement local dans le pays, en particulier dans la région de Fatick. Selon lui, c’est un programme qui a été conçu de façon participative avec les élus qui ont occupé une place centrale dans le dispositif de préparation ; et c’est un projet qui va s’exécuter avec les collectivités locales comme porte d’entrée. « Ces collectivités locales seront au cœur du dispositif dans le cadre de la mise en œuvre. Et l’objectif du programme, c’est essentiellement de soutenir le développement local, la décentralisation parce que les deux concepts vont de pair. Il est essentiel parce qu’il va permettre de nous attaquer aux problèmes d’infrastructures de base, ce dont les collectivités ont le plus besoin à la base », a expliqué Abdoulaye Sène.

Réaliser le plan local de développement

Dans le même ordre d’idées, il a fait savoir que ce programme va les aider à financer la mise en œuvre des plans locaux de développement, « parce qu’en réalité la décentralisation n’a de sens que si les collectivités locales peuvent élaborer leur plan local de développement et disposer des ressources, des moyens pour réaliser cela ». « Aujourd’hui, grâce à ce Pndl, nous sommes dans l’optique de pouvoir élaborer pour toutes les collectivités locales des plans locaux de développement ou de les réaliser. Nous sommes également en mesure de lancer l’exécution de ces plans dont le financement ne permet pas de couvrir l’ensemble des besoins. C’est un bon début qui rassure et qui montre clairement que le Sénégal est sur la voie du développement local et la décentralisation », a fait remarquer Abdoulaye Sène.

Le gouverneur de région a salué la pertinence de ce programme initié par le gouvernement pour accompagner le développement local avant de demander que cette séance de travail soit démultipliée au niveau local. Au cours des débats, les présidents de Conseil rural ont souligné l’importance de ce programme pour la région, avant de mettre l’accent sur les difficultés de décaissement de fonds auxquels ils sont confrontés au niveau du trésor. Ils ont donné l’exemple du budget consolidé d’investissement (Bci) qui leur a été transféré depuis l’année dernière.


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