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Faux et usage de faux en écriture privées Un coursier de la Société Bureautique Division risque 6 mois ferme

Poursuivi pour faux et usage de faux en écritures privées, le coursier de la Société Bureautique Division risque 6 mois de prison. En effet, c’est la peine requise contre lui par le maître des poursuites. La partie civile, elle, réclame 5 millions de nos francs. Délibéré aujourd’hui.

Suite à la disparition de ses trois chèques, le Directeur général de la Société Bureautique Division a porté plainte contre X. Non sans savoir que l’enquête révélera que c’est son coursier qui sera au banc des accusés. En effet, Charles Hamster Kanfani a comparu, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour répondre du délit de faux et usage de faux en écritures privées. Il ressort des débats d’audience que la société citée plus haut, s’activant dans la vente de machines et équipements de bureau, avait constaté la disparition de ses trois chèques. Ainsi, son directeur a-t-il porté l’affaire devant la justice afin de retrouver son argent. Il faut dire que les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic) ont ouvert une enquête avant de découvrir que les trois chèques ont été extirpés du chéquier qui a été remis à Charles Hamster Kanfani. Coursier de son état, il avait la charge de remettre les chèques au directeur pour signature avant de les remettre au comptable. Le mis en cause a préféré volé les trois chèques d’une valeur respective de 1,7 million, 1,6 million et 1,5 million de francs. En réalité, il s’agissait de chèques barrés et le prévenu ne pouvait pas retirer les sommes mentionnées dessus. Comme il était déterminé à récupérer l’argent, Charles a recyclé les chèques dans une opération d’achat de timbres fiscaux. C’est ainsi qu’il a été mis aux arrêts avant d’être soumis au feu roulant des questions. Il a tout simplement nié les faits, arguant qu’il a travaillé pendant 18 ans dans cette structure et c’est la première fois qu’on lui fait un tel reproche. Pour justifier cette affaire, il dira qu’elle a été montée de toutes pièces pour ternir son image. Car, dit-il, il a toujours bien fait son travail, dans le respect de l’éthique et de la déontologie.

La partie réclame 5 millions à titre de dommages et intérêts

A l’en croire, même ses collaborateurs peuvent en témoigner. En le disant, le mis en cause ignorait que les deux comptables allaient le faire mentir. Pour sa part, Madame Rokhaya Gueye a été catégorique en disant que les mentions faites dans les chéquiers sont l’œuvre du prévenu. Pour étayer ses propos, la dame dira qu’elle a travaillé avec lui pendant 10 ans. Elle reconnait ses écritures même si, ajoute-t-elle, elle n’est pas experte en calligraphie. De son côté, Matar Diaw a fait savoir qu’il ne reconnaissait pas les écritures que portaient les chèques. Lors des débats d’audience, l’avocat de la partie civile a enfoncé le mis en cause. Selon Me Abdou Dialy Kane, les faits sont constants et mieux, le prévenu devrait même être poursuivi pour le délit d’abus de confiance. « Il a violé le contrat de confiance qui le liait avec l’entreprise », a dit la robe noire, avant de réclamer pour toute cause et préjudice confondus, la somme de 5 millions de francs Cfa. L’avocat sera confirmé dans sa plaidoirie par le maître des poursuites selon qui, le prévenu a bien mûri son plan avant d’entrer en action. Sur ce, il a requis une peine d’emprisonnement de 6 mois ferme. « Rien n’est constant dans ce dossier », a déclaré Me Moise Ndior, avocat de la défense. Avant d’enchaîner : « après 18 ans de bons et loyaux services, mon client méritait autre chose de la part de son entreprise que de le trainer devant les tribunaux pour des faits qu’il n’a jamais commis ». C’est la raison pour laquelle,  il a demandé au tribunal de le renvoyer des fins de la poursuite sans peine ni dépens. L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu ce mercredi.

Cheikh Moussa SARR

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Un commentaire

  1. Le faux et l’usage de faux perpétrés par un individu est en effet un délit passible de prison.