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FAUX ET USAGE DE FAUX Une dame attrait son mari, coureur de jupons, à la barre

Une affaire de faux et usage de faux a atterri devant le Tribunal correctionnel de Dakar. La dame, D. Mistra, a attrait son mari à la barre de ladite juridiction à qui il reproche d’avoir utilisé un faux acte de mariage pour fréquenter d’autres femmes. Le procureur a requis l’application de la loi. L’affaire est mise en délibéré pour le 22 décembre prochain.

La dame D. Mistra a préféré saisir les juges du Tribunal correctionnel de Dakar pour régler le différend qui l’oppose à son époux. En effet, la plaignante a déclaré à la barre, hier, qu’elle s’est mariée avec A. Diédhiou sous le régime de la monogamie et de la communauté des biens. Selon elle, son mari n’a pas respecté les termes du contrat de mariage. Pis, elle avait un mari volage qui n’hésitait pas à faire la cour à d’autres femmes. C’est sur ces entrefaites qu’ils ont fait une séparation de corps depuis 30 ans maintenant. « Nos problèmes datent de 1970. Malgré cela, nous habitons dans le même immeuble mais dans des pièces différentes », a dit la dame. Avant de poursuivre : « Mon mari amenait des femmes dans sa pièce. C’est ainsi qu’il a eu à avoir 3 enfants ». Ne pouvant plus supporter les agissements de celui qu’elle considère toujours comme son homme, la plaignante a porté l’affaire devant le tribunal. Il accuse son mari d’avoir utilisé un faux acte de mariage. « Il s’est procuré une fausse attestation pour modifier tous les actes de mariage qu’il avait fait avec moi. Alors qu’avant notre mariage, on était des étudiants à l’Ucad. C’est ensuite qu’il a eu la nationalité française grâce à moi. J’ai tout abandonné pour devenir femme au foyer. Malgré cela, il n’était pas réglo », peste la dame.

La dame réclame 1,5 milliard F Cfa à titre de dommages et intérêts

Pour sa part, A. Diédhiou, pharmacien de son état, a nié les faits en soutenant que sa femme avait signé l’acte de la séparation des biens. Cependant, la dame persiste et signe qu’elle n’a jamais fait pareille chose. Prenant la parole pour défendre les intérêts de sa cliente, Me Borso Pouye, par ailleurs, avocate de la partie civile dira que le prévenu est un mari volage qui n’hésite pas à quitter son épouse pour fréquenter d’autres femmes. « Il fait entrer des femmes et il a eu 3 enfants hors mariage. Pis, le contrat de mariage n’existe pas et le prévenu a falsifié les documents », martèle la robe noire. Son confrère de la partie civile, Me Yérim Thiam, a abondé dans le même sens en réclamant 1,5 milliard F Cfa à titre de dommages et intérêts. Pour sa part, le procureur a requis l’application de la loi. Par ailleurs, les avocats de la défense estiment que le délit est imaginaire. Selon Me Khassimou Touré, « la partie civile a fait fausse route parce que notre client ne peut pas créer ce support. La procédure doit être déclarée nulle ». Pour la défense, la dame veut reprendre son mari mais elle ne sait pas comment s’y prendre. Sur ce, elle a demandé la relaxe. L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 22 décembre prochain.

Cheikh Moussa SARR

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