Accueil / SOCIETE / Faux médicaments: Les prévenus condamnés entre 5 et 7 ans de prison

Faux médicaments: Les prévenus condamnés entre 5 et 7 ans de prison

5 ans et 7 ans de prison ferme, c’est la sentence rendue, hier, par le tribunal correctionnel de Diourbel dans l’affaire des faux médicaments saisis à Touba. Les prévenus doivent payer à la partie civile une amende de 200 millions de francs.

Le tribunal de grande instance de Diourbel (centre), statuant en matière correctionnelle, a rendu sa décision, hier, dans l’affaire des faux médicaments saisis à Touba. Le prévenu Bara Sylla a été condamné à 7 ans de prison tandis que son co-prévenu, Oury Diallo, a écopé de 5 ans. En plus de ces peines, les mis en cause doivent verser chacun la somme de 200 millions FCFA à la partie civile. En rendant sa décision, le tribunal a, en outre, ordonné la saisie des véhicules à bord desquels les faux médicaments étaient convoyés. Le juge a aussi ordonné la destruction des médicaments qui, on le rappelle, sont estimés à 1 milliard 350 millions FCFA. Joint au téléphone, l’avocat de la partie civile, Me Babou, a fait part de sa satisfaction. Il a indiqué que la peine correspond à leurs attentes en tant que défenseurs de la partie civile. Car devant le tribunal, a poursuivi la robe noire, ils se sont offusqués du fait que l’affaire soit jugée devant un tribunal correctionnel alors que les faits sont criminels. C’est la raison pour laquelle, la partie civile est satisfaite de ces « peines criminelle ». A en croire toujours la robe noire, les prévenus ont été punis à la juste valeur de leur forfaiture. Cela dit, la partie civile estime que le problème reste entier car il faut arrêter les vrais commanditaires qui sont à Touba et qui ont ouvert 700 dépôts de faux médicaments dans cette localité. Pour rappel, la partie civile avait déposé une plainte lorsque les prévenus ont été arrêtés en novembre 2017 en possession de deux camions chargés de faux médicaments, en provenance de la Guinée. Les deux camions transportant les médicaments étaient immatriculés en Guinée et contenaient ‘’300 colis de produits injectables’’. Il faut dire que le maître des poursuites avait requis des peines allant jusqu’à 7 ans de prison et une amende de 2 millions.

 

Cheikh Moussa SARR

À voir aussi

Louga : La mafia des bœufs démantelée

Depuis un semestre, des disparitions d’encornés dérobés au Djoloff, zone traditionnelle d’élevage, sont signalées. De …

Accident: Plus d’un million de personnes tuées

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a présenté son rapport 2018 sur les accidents de …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *