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FAUX, USAGE DE FAUX ET ABUS DE CONFIANCE- L’ancien commandant de la brigade du Port  de Dakar risque un an de prison ferme

  • Date: 26 janvier 2016

 Poursuivi pour faux, usage de faux et abus de confiance portant sur 15 millions F Cfa, l’ancien commandant de la brigade du Port autonome de Dakar (Pad) risque un an de prison ferme. L’affaire a été mise en délibéré pour le 8 février prochain.

Ancien commandant de la brigade du Port autonome de Dakar (Pad), Selbé Mayécor Diouf a été attrait, hier, devant la Cour d’appel de Dakar pour les délits de faux, usage de faux et abus de confiance portant sur 15 millions F Cfa. Partie civile dans cette affaire, le mareyeur Seydou Bâ a expliqué au juge les raisons de sa plainte. À l’en croire, il avait vendu un container contenant plus de 1400 cartons de « doorade » (Ndlr : Poissons) moyennant la somme de 26 millions F Cfa à un Sud-coréen qui lui avait remis un chèque.  Cependant, poursuit le plaignant, c’est plus tard qu’il s’est rendu compte que son acheteur lui avait remis un chèque sans provision. Aussitôt après avoir reçu la marchandise, le Sud-coréen est parti écouler sa marchandise au Ghana. Quelque temps après, le plaignant a croisé le Sud-coréen dans les couloirs du Port autonome de Dakar (Pad). Ainsi, Seybou Bâ a saisi le commandant de la brigade pour lui faire part de la situation. C’est sur ces entrefaites que le mis en cause a été interpellé puis soumis à un interrogatoire musclé. Il a reconnu, sans ambages, les faits avant de prendre l’engagement de payer par moratoire, c’est-à-dire 15 millions F Cfa au premier mois, 9 millions F Cfa au second et le reste au troisième mois.

La partie civile réclame 30 millions F Cfa

En effet, le Sud-coréen a respecté sa parole en remettant 15 millions F Cfa au commandant pour le compte de Seydou Bâ. Venu récupérer son argent, le commandant dira à Seydou : « Tant que je n’ai pas reçu la totalité des 26 millions F Cfa, je ne te remettrai rien du tout ». Conscient que nous sommes dans un État de droit, le mareyeur a porté plainte contre le commandant de la brigade qui, il faut le souligner, refusait de déférer aux différentes convocations. Pis, les mentions faites dans le procès-verbal renseignent que le commandant est même allé jusqu’à  menacer l’huissier de justice qui lui avait remis la citation directe. Ayant eu écho de l’affaire, les supérieurs du commandant l’ont mis aux arrêts de rigueur avant de le détacher ailleurs. Devant le juge, hier, le mareyeur a réclamé 30 millions F Cfa pour toute cause et préjudice confondus.

Invité à faire son réquisitoire, l’avocat général estime qu’il faut sanctionner l’attitude du commandant qui, dit-il, a défié la justice de son pays en refusant de déférer aux différentes convocations. Le maitre des poursuites renseigne que c’est irresponsable pour un officier de police judiciaire de sa trempe de refuser de comparaitre devant cette juridiction. C’est sur la base de ces observations que le maître des poursuites a requis un an de prison ferme contre le mis en cause. Il faut noter que le commandant bénéficie d’un privilège de juridiction. C’est la raison pour laquelle il a été directement jugé devant la Cour d’appel. Et s’il est condamné par ladite juridiction, le 8 février prochain, jour du délibéré, il n’aura pas à interjeter appel.

Cheikh Moussa SARR

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