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FAVORITISME DANS LE FINANCEMENT DES FEMMES- Mansour Ndiaye  répare l’injustice

Pour bénéficier d’un financement digne de ce nom, il faut être membre de l’Apr ou encore proche du régime. La preuve, les cérémonies de remise de chèques se transforment souvent en meeting politique. Avant-hier, 45 groupements de femmes ont rallié la nouvelle coopérative dénommée SAMACOOP, mise en place par l’expert en microfinance, Mansour Ndiaye. Ce dernier  a réaffirmé  son engagement à lutter contre la pauvreté et les inégalités à travers son mode de financement.

« Ce que nous faisons, c’est du concret. On traite directement avec les groupements de femmes. Le dispositif est fait de sorte qu’il n’est pas possible d’exploiter le client ou de le corrompre ». Ces propos d’Aida Diène, la responsable du Groupement des femmes de la ville de Pikine, qui expliquait le processus de financement. Il consiste à s’inscrire moyennant la somme de 5000 F Cfa pour bénéficier d’une carte électronique. La coopérative se charge alors de fournir au client les 50% de sa consommation mensuelle. « Nous sommes fatiguées de cette formule qui nous est imposée dans le Réseau des femmes pour l’émergence qui fait plus de la politique que du développement », tonne Guédoy Cissé. La présidente d’un puissant réseau de groupement des femmes à Keur Massar crie son amertume. À l’en croire, « l’Apr les a eues ! Elles se retrouvent finalement avec zéro financement, simplement parce que beaucoup d’entre elles  n’épousent pas l’idéal  Apériste ».

Selon le chef du parti, Doleye Yakaar, Mansour Ndiaye, par ailleurs, expert en finances, « la politique n’a autre utilité que l’émancipation à tout point de vue. J’entends m’investir pour alléger la situation des Sénégalais et ceci doit commencer avant que j’accède au pouvoir », estime-t-il. Avant d’ajouter : « Les Sénégalais sont fatigués de cette formule maladroite jusque-là appliquée par les régimes qui passent. Ces régimes qui passent pour juste leur laisser le même malaise qui change de forme au fur et à mesure que les régimes se succèdent ». Mansour Ndiaye estime que « ce pays n’est pas difficile à construire. Que j’accède au pouvoir ou pas,  tôt ou tard, l’essentiel est que je participe à redresser ce pays », rappelle-t-il.

Créée en mai 2015, la coopérative alimentaire SAMACOOP accueille progressivement des groupements de femmes. Après les départements de Dagana,  Pikine, Yeumbeul, Thiaroye, Rufisque, les femmes de Keur Massar ont rallié la nouvelle coopérative.

Ibrahima Khalil DIEME

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