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La fenapees demande aux enseignants de lever leur mot d’ordre…

La Fédération nationale des associations des parents d’élèves et étudiants du Sénégal (Fenapes) a lancé un cri de cœur aux enseignants pour la levée de leur mot d’ordre de grève. Non sans inviter l’Etat, hier, mercredi 14 mars à Dakar, à agir dans le sens d’améliorer les conditions des enseignants.

Suites aux grèves répétées des enseignants qui ont perturbé le système scolaire, la fédération nationale des associations des parents d’élèves et étudiants du Sénégal (Fenapees) est sortie de sa réserve pour dénoncer cette situation. Face aux journalistes hier, mercredi à Dakar, les camarades de Bakary Badiane, président de la fédération, ont lancé un cri de cœur aux enseignants, pour leur demander de porter leurs casquettes de parents d’élèves, de prendre en compte la centralité de l’élève, de préserver leur outil de travail qu’est l’école. En d’autres termes, indiquent-ils, «lever leur mot d’ordre de grève, pendant qu’il est temps pour ne pas avoir à sauver l’année scolaire au détriment de l’école et de leurs enfants qui accumulent des déficits de connaissances et de compétences».

«Depuis 10 ans maintenant, le Sénégal connait des perturbations pour chaque année scolaire. Une situation qui se traduit par l’accumulation de lacunes et la faiblesse chez les élèves qui sont lésés au détriment des revendications», a fait savoir le président de la Fenapees.

Face à cette situation, souligne Bacary Badiane, la Fenapees a décidé d’alerter l’opinion, les syndicats et l’Etat de notre inquiétude et du grand désarroi des parents d’élèves que nous sommes quant à l’avenir des élèves face à la situation désastreuse qui prévaut.»

Car, poursuit-il, la situation scolaire pour cette année reste marquer par un quantum horaire qui se trouve très entravé ; des évaluations du 1er semestre sur l’étendue du territoire qui n’ont pas été faites dans certaines inspections d’académie. Ce qui, selon lui toujours, porte préjudice à aux enfants candidats à l’entrée dans les grandes écoles  campus France et en même temps, aux éventuelles préinscriptions», non sans soutenir : «aujourd’hui l’heure est grave et nous tendons vers la catastrophe si toutefois on ne met pas fin à cette crise qui perdure».

…ET LES APPELLE A PLUS DE RESPONSABILITE

La Fenapees n’est pas en phase avec les enseignants sur leurs revendications. Même si elle estime que le gouvernement doit agir encore dans le sens d’améliorer davantage le sort des enseignants. Pour la Fédération, la satisfaction des revendications des enseignants doit se faire dans les limites soutenables des finances publiques sénégalaises et elle exige des enseignants la signature des pactes de stabilité sur les dix ans à venir, afin de  remédier aux conséquences néfastes des grèves cycliques qui leur éloignent  de la qualité souhaitée depuis longtemps.

«Il faut reconnaitre que beaucoup d’avancées ont été notées dans le corps enseignants. Aujourd’hui, on ne parle plus de vacataires, de volontaires comme avant car, ils ont été versés dans la fonction publique. Et pour les indemnités de logement, ils en ont tous. Je pense qu’aujourd’hui, l’Etat a augmenté les indemnités de logements et a octroyé des parcelles dont certains en ont bénéficié. Les enseignants devraient prendre et attendre », a déclaré M. Badiane.

Sud quotidien

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